Questions-réponses

Après Nicolas Sarkozy il y a quinze jours, Ségolène Royal s'est livrée hier soir au jeu des questions-réponses face à un panel de 100 Français rassemblés pour l'émission de TF 1 "J'ai une question à vous poser". La candidate socialiste à l'élection présidentielle "entend défendre la cohérence de son "pacte présidentiel"", titrent Les Echos (page 2). "La candidate a égrené les propositions de son pacte", estime le quotidien économique, comme la revalorisation immédiate de 5% des retraites "inférieurs au Smic net" ou encore la création d'un service public "gratuit" de la petite enfance.

Autre volet : la santé. Comme l'indique Le Figaro (page 6), Ségolène Royal a rappelé sa volonté de créer "une nouvelle génération de dispensaires" et plaidé pour la "santé gratuite des jeunes". "C'est dans le domaine de la prévention et de la médecine scolaire qu'il faudra le plus de médecins. Pour cela, il faut desserrer le numérus clausus (...) Il faut que toute le monde puisse accéder au meilleur de la santé", a-t-elle lancé lors de ce débat.

Interrogée sur les hôpitaux locaux, la candidate socialiste s'est positionnée "contre leur fermeture" car ils permettent d'accueillir des personnes âgées. Elle juge également nécessaire une "remise à niveau" en personnel dans les hôpitaux publics. Une question est posée sur l'euthanasie. Pour Ségolène Royal, "il faut ouvrir le débat et mettre en place une législation qui permette d'apaiser les souffrances les plus intolérables", rapporte Le Figaro.
Le Parisien/Aujourd'hui (page 3) revient sur le dialogue entamé entre la candidate et une personne en situation de handicap. "Dans toute réunion d'une vingtaine de personnes, il devrait y avoir une ou deux personnes handicapées ! Si elles ne sont pas là, c'est qu'elles ont été discriminées", a estimé Ségolène Royal. Enfin, dans le domaine social, la candidate a tenté "la synthèse entre préoccupations sociales et réalisme économique", estime Libération (page 3).

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Frank, Marie-Noël, Véronique : ils sont respectivement co-gérant d'une brasserie dans le Nord, infirmière en Isère et médecin généraliste à Paris. Leur point commun est d'être tous trois volontaires à des essais cliniques de vaccin préventif contre le sida. Le Monde (page 3) leur consacre un portrait où ils parlent de leurs motivations, de leur parcours, de cette expérience et des relations avec les autres volontaires. Comme l'explique ce quotidien, "une quinzaine d'essais ont déjà eu lieu ou sont en cours" sous l'égide de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites (ANRS).

Pour son président, Jean-François Delfraissy, "même s'il n'est pas efficace à 100%, un vaccin contre le VIH permettrait de prévenir une partie des transmissions du virus du sida". Avant de rappeler quelques chiffres qui témoignent de l'urgence de lutter contre cette maladie. "N'oublions pas qu'il y a eu 5 millions de contaminations dans le monde en 2006. Une personne se contamine toutes les six secondes."