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Quelle complémentaire pour les nouveaux retraités ?

Partir à la retraite c'est abandonner son activité mais aussi certains de ses avantages sociaux, comme le contrat collectif de sa mutuelle. En général, expliquent Les Echos (page 40), le bénéfice de celle-ci cesse au moment de la liquidation des droits retraite, en fin de mois. Dans certaines entreprises, cette garantie santé peut parfois être prolongée jusqu'à la fin de l'année, mais il est préférable de s'en assurer au préalable, afin de souscrire dans les temps  un contrat individuel qui prendra le relai.

Pour choisir sa future couverture santé, le jeune retraité dispose de plusieurs options. La plus avantageuse lui permet de bénéficier d'un "contrat dit de sortie de groupe préalablement négocié par son entreprise pour ses ex-salariés", explique le quotidien.

Dans ce type de contrat, "les garanties et/ou les niveaux de remboursement peuvent être différents du contrat précédent, mais la cotisation reste généralement compétitive et les ayants droit peuvent, le cas échéant, comme auparavant, être également pris en charge". Ces contrats tendent à se faire rares, car trop coûteux pour l'entreprise.

La deuxième possibilité pour le salarié sur le départ consiste à demander à sa mutuelle d'entreprise une conversion de son contrat collectif en contrat individuel. Une demande de prorogation en quelque sorte, qui doit être formulée dans les six mois suivant le départ en retraite. Dans ce cas, le nouveau retraité bénéficie des mêmes avantages que précédemment, sauf que le tarif de son nouveau contrat va augmenter d'environ 50%. De plus, comme il n'est plus attaché à une entreprise, il lui reviendra de payer la part qui était acquittée par son employeur.

La dernière option envisageable pour le nouveau retraité consiste à adopter un contrat individuel senior chez un autre organisme complémentaire. Une souscription qui paraît être, selon Les Echos, "le bon compromis", car c'est au retraité que revient le choix du nombre et de la nature des garanties de son contrat. Ainsi, le contrat senior permet à l'ancien salarié d'être suffisamment couvert pour ses besoins liés à l'âge (prothèses dentaires, équipements optiques) tout en abandonnant certaines garanties désormais "inadaptées", par exemple le forfait annuel pour les contraceptifs oraux, les frais d'orthodontie des moins de 16 ans, ou le versement d'un forfait maternité.

A lire aussi – Une Fédération française de l'assurance en 2016

Les assureurs vont se regrouper dans une maison commune en 2016, annoncent ce matin Les Echos (page 32). "Le conseil d'administration de l'Association française de l'assurance (Afa), qui regroupe la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema), a approuvé jeudi le projet de statuts de la future fédération unique", indique le quotidien, qui y voit la concrétisation d'un projet ancien. Reste aux assemblées générales du Gema et de la FFSA de les valider pour que naisse, au 1er juillet 2016, la Fédération française de l'assurance (FFA). Avec cette maison commune, les assureurs espèrent ainsi mieux faire valoir leurs intérêts à Paris et à Bruxelles.

En discussion depuis 1989, cette entité n'a pris corps que depuis un an et demi, rappelle le quotidien économique. Notamment "avec l'installation de plusieurs commissions (numérique, assurances de biens et de responsabilité, assurances de personnes, affaires sociales, développement durable)" et grâce à la dynamique de rapprochement qui s'est enclenchée entre la FFSA et le Gema, sous l'impulsion de leurs présidents respectifs, Bernard Spitz et Pascal Demurger ».

Le comité exécutif de la FFA comptera 23 membres : 9 opérateurs mutualistes, 8 sociétés anonymes (dont deux réassureurs) et 6 bancassureurs. Chacune de ces trois familles aura un vice-président set "pourra soumettre n'importe quelle décision à un vote à la majorité qualifiée de 75%, sachant que l'équilibre des forces confère de facto un droit de veto à chacune d'entre elles".

En bref

Social

– "Cliniques Vivalto santé : de nouveaux actionnaires majoritaires." Le capital du groupe de cliniques breton Vivalto santé se recompose avec les arrivées de CDC international capital, de Mubadala development, une propriété du gouvernement d'Abu Dabi et de la MACSF, l'assurance des professionnels de santé. Ils vont se partager le contrôle du groupe jusqu'à présent détenu par les fonds Omnes et Parquest aux côtés des banques BNP développement et Crédit mutuel Arkéa, qui resteront actionnaires. Le Crédit agricole intègre le consortium. Ces nouveaux acteurs s'ajoutent aux 300 praticiens de Vivalto santé, qui se partagent actuellement 40% des actions. Les Echos page 29.

– "Les tampons et les serviettes de la discorde." Face aux protestations des associations féministes, la baisse de la TVA des tampons et des serviettes hygiéniques devrait être confirmée aujourd'hui par les députés, en seconde lecture de la loi de finances pour 2016. Le gouvernement, jusqu'ici opposé à cette réduction, ne devrait pas faire obstacle au passage à 5,5% de leur TVA, actuellement de 20%. Le Parisien/Aujourd'hui pages 2 et 3.

Et aussi

– Les autistes se mettent au rock. Le Monde page 21.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)