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Pub et obésité

L'obligation d'apposer des messages sanitaires dans les publicités pour les produits alimentaires et les boissons sucrées sera effective dans les prochains jours. Diffusés à partir du 1er mars à travers différents médias (télé, radio, Internet, journaux, cinéma), ces avertissements inviteront les Français à adopter une meilleure hygiène de vie, signale Libération (page 19).

Quatre messages vont être délivrés: manger "au moins cinq fruits et légumes par jour"; " pratiquer une activité physique régulière"; "éviter de grignoter entre les repas"; "éviter de manger trop gras, trop sucré, trop salé". Les pubs télé qui "omettront " d'indiquer ces messages seront sanctionnées. Ainsi, l'entreprise concernée devra verser 1,5% du montant de l'investissement publicitaire à l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (Inpes), précise La Croix (page 7).

Pour l'association UFC-Que choisir, cette mesure s'apparente à une "galéjade", rapporte le quotidien gratuit Métro (page 2). "L'association de consommateurs aurait voulu que les pouvoirs publics aillent beaucoup plus loin", ajoute Libération. Car la publicité, notamment télévisée, est l'un des vecteurs évidents de l'obésité. Rappelons qu'en France, sur les 20 millions de personnes en surpoids, 5,9 millions sont obèses. Parmi elles, un enfant sur six est en surpoids, contre un sur vingt en 1980.

Selon une étude de 2002, commandée par le direction générale de la Santé, et mentionnée par La Croix, "70% des publicités diffusées parmi les programmes pour enfants portent sur des produits alimentaires. Et parmi ces publicités, 70% concernent des produits sucrés ou gras". Comme le fait observer UFC-Que choisir, 60% des enfants regardent la télévision tous les jours en rentrant de l'école et 32% d'entre eux disposent d'un poste installé dans leur chambre.

En conséquence, ces messages seront "impuissants à protéger les enfants du harcèlement nutritionnel opéré par le marketing agroalimentaire ", déplore UFC-Que choisir dans Les Echos (page 4). Une restriction de la diffusion des publicités lors des programmes pour enfants semble être alors la meilleure des solutions. D'autres pays s'y sont déjà engagés, mentionne Libération. Ainsi, le Québec " interdit toute pub pendant les programmes jeunesse et l'Italie interdit les coupures de publicité pendant les dessins animés ".

Hier, les grandes entreprises de l'agroalimentaire ont signé "une charte d'engagement nutritionnel", indique La Tribune (page 5). Coca-Cola, Ferrero, Danone, McDonald's, Auchan, Carrefour et d'autres se sont ainsi engagés à améliorer leurs produits. Certains vont réduire de 10% la quantité de sucre dans leur soda, d'autres promettent de supprimer le ketchup et la mayonnaise de leur sandwich.

La sociale économie de François Bayrou

François Bayrou était l'invité hier soir de l'émission de TF 1 "J'ai une question à vous poser". Selon Les Echos (page 4), le candidat UDF à l'élection pré- Pub et obésité sidentielle s'est voulu rassurant en présentant son programme de "social économie ". Sa "priorité affichée": la réduction de la dette publique.

C'est toutefois sur le thème de l'éducation qu'il s'est montré le plus disert, rapporte Libération (page 11). Pour lui, une réforme de l'Education nationale n'est possible qu'en accord avec les organisations syndicales. Une façon "de faire de clairs appels du pied aux enseignants désarçonnés par certaines positions de Ségolène Royal ", analysent Les Echos.

François Bayrou veut défendre le "modèle républicain", souligne Le Figaro (page 7). Sa défense de l'Education nationale passe en premier lieu par la lutte contre l'illettrisme, indique Le Parisien/Aujourd'hui (pages 2 à 4). Pour cela, il entend notamment négocier et "fixer les moyens avec les syndicats, expérimenter et évaluer ensuite", précisent Les Echos. Par ailleurs, François Bayrou prévoit de donner " toute liberté pédagogique aux enseignants " quant au choix du mode d'enseignement de lecture.

Pour élaborer son programme, François Bayrou a su s'entourer, indique Le Monde (page 10). En tant qu'ancien ministre de l'Education nationale, de 1993 à 1997, il maintient en effet "un réseau tissé dans l'enseignement et la recherche". Dans le domaine de la santé, François Hab, chef de service de l'hôpital Tenon (Paris), ou le chef du service hôpital Necker Enfants- Malades de Paris "font offices de têtes de pont".