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Psychiatrie : Agnès Buzyn promet plus de moyens

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé le 26 janvier 2018 un plan de douze mesures d’urgence en faveur de la psychiatrie, une discipline qu'elle qualifie de "parent pauvre" de la médecine.

La psychiatrie "doit totalement être intégrée au monde de la santé, avec la même exigence de qualité, de sécurité des pratiques et de pertinence des soins qu’ailleurs", a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, dans un entretien au Monde.

"Or, aujourd’hui des patients hospitalisés en psychiatrie n’accèdent pas suffisamment à des soins somatiques, déplore-t-elle, ce qui peut être délétère pour leur santé. Leur espérance de vie est plus courte, ce n’est pas tolérable. Il faut que les filières de soins s’organisent et que ces malades puissent bénéficier du même suivi que les autres."

Agnès Buzyn a présenté le 26 janvier 2018, à Paris, au congrès de l'Encéphale consacré à la psychiatrie, douze mesures d’urgence pour la formation, la recherche et l'organisation des soins dans cette filière, rapportent Les Echos.

Elle a aussi promis que "la psychiatrie sera l'une des premières disciplines concernées par le financement des parcours innovants, tels que prévus par l'article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale", relève 20 Minutes.
Ces mesures d'urgence "sont issues des propositions formulées en décembre par l’ensemble des représentants de la psychiatrie française", précise la ministre dans Le Monde.

Interrogée sur l'évaluation, quasi inexistante dans cette discipline, Agnès Buzyn regrette le "trop peu d’indicateurs de qualité en psychiatrie" et insiste sur la nécessité de disposer d'une "vision claire de l'état des pratiques". "Il faut pouvoir mesurer l’usage de médicaments, la précocité des diagnostics ou la rapidité d’une prise en charge", estime-t-elle. Dans ce but, elle a demandé à la Haute autorité de santé (HAS) de travailler sur de nouveaux indicateurs, de façon à ce que "partout en France, on ait les mêmes chances d'accéder à une filière de qualité".

Par ailleurs, tous les médecins généralistes devront effectuer un stage obligatoire de trois à six mois en psychiatrie au cours de leurs études, selon des modalités à définir. "Il faut qu’ils soient formés de manière à repérer les problèmes de santé mentale, puis qu’ils sachent à qui adresser les malades. Beaucoup de situations pourraient être prises en charge en médecine générale", estime la ministre.

Quant aux infirmiers, qui exercent dans les services psychiatriques, ils devront acquérir une "sur-spécialité" en psychiatrie. "Cela permettra de répandre la bonne pratique dans les établissements et d’assurer certaines tâches aujourd’hui dévolues aux psychiatres", affirme-t-elle.

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John SUTTON

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