Protection sociale : les contours du groupe MGEN-Harmonie

Le nouveau groupe de protection sociale issu du rapprochement de la MGEN et d'Harmonie mutuelle devrait être effectif cet automne. Son nom est pour le moment provisoire : "MGEN-Istya-Harmonie", comme l'ont annoncé le mardi 19 avril les dirigeants des deux mutuelles, indiquent Les Echos. Ce rapprochement doit désormais être validé lors des assemblées générales de chaque mutuelle impliquée. Outre les deux principales, précise le site du quotidien, il faut ajouter 11 autres mutuelles qui font partie du nouvel ensemble.

En matière de gouvernance, le groupe sera organisé autour de trois structures : une UMG, une union des Ssam et une UGM. L'union mutualiste de groupe (UMG) est l'"entité faîtière qui pilotera le groupe et qui exercera des missions de contrôle", notent Les Echos. "Elle disposera de 120 millions d'euros de fonds propres, dont 70 millions seront destinés à des projets d'investissement", précise le quotidien économique.

Pour ce qui est de l'offre de soins, la stratégie sera élaborée par une union des services de soins et d'accompagnement mutualistes (Ssam). Enfin, les mutuelles qui n'auront pas intégré l'UMG pourront se porter sur une union de groupe mutualiste (UGM), simple "union de coordination politique et stratégique".

Cette union de la MGEN et d'Harmonie mutuelle entérine un processus de rapprochement lancé fin 2014. Par exemple, en 2015, elles ont créé La Maison des obsèques, présentée comme "le premier réseau funéraire mutualiste".

En raison de son envergure, ce nouvel ensemble entend "agir sur la rénovation du système de protection sociale". Dans un communiqué commun, le nouveau groupe annonce qu'il veut notamment "se diversifier et pousser de nouveaux services en matière de parcours de soins, de prévention ou encore investir dans les nouvelles technologies". Autrement dit, ces mutuelles souhaitent sortir du cadre dans lequel elles "sont confinées dans un rôle de payeur aveugle d'un système de santé sur lequel elles ne peuvent agir véritablement", expliquent-elles.

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Santé

Frédéric Lavignette

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