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Projet de loi Santé : Marisol Touraine face à la fronde des médecins

A l'approche de la menace, la mi­nistre de la Santé serait sur le point de reculer. C'est en tout cas ce que croient savoir Les Echos (page 3), qui annoncent que "Marisol Touraine est prête à faire des gestes significatifs pour calmer la colère des médecins libéraux et des cliniques privées".

Pour protester contre le projet de loi de santé, qui doit être examiné par le Parlement vers le mois de février, les premiers, encouragés par leurs syndicats, ont prévu de fermer leurs cabinets en cette fin d'année. Quant aux cliniques, elles ont appelé à la grève à partir du 5 janvier.

Face à cette fronde, indiquent Les Echos, le gouvernement envisagerait de revenir sur "l'interdiction des dépassements d'honoraires pour toutes les activités des établissements remplissant une mission de service public hospitalier". "Quant aux médecins libéraux, inquiets de la centralisation des pouvoirs aux mains des agences régionales de santé, Marisol Touraine veut aussi leur donner des gages", poursuivent Les Echos.

Au cœur de leur contestation, ajoute La Croix (pages 2 à 3), figure la généralisation du tiers payant, dispositif qui, selon eux, risque de fonctionner comme une "usine à gaz" et compliquer le recouvrement de leurs honoraires. Avec ce système, écrit le quotidien, les médecins devront se tourner vers l'assurance maladie et les complémentaires santé pour le recouvrement de leurs consultations. En réponse aux inquiétudes des professionnels de santé, Marisol Touraine promet de mettre en place un "système simple et fiable".

Autre revendication émanant surtout des généralistes et "qui n'a rien à voir avec la loi santé", termine le quotidien catholique : la revalorisation des honoraires. Les médecins souhaitent en effet que leur consultation bloquée à 23 euros depuis quatre ans, soit portée à 25 euros comme pour les spécialistes.

Face à ce mécontentement du corps médical, la tâche du gouvernement est "compliquée", estime le sociologue Frédéric Pierru, car "aucun gouvernement, de droite comme de gauche, n'aime se mettre les médecins à dos à cause de la capacité d'influence, réelle ou supposée, qu'on leur prête".

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Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT depuis mars 2013, pourrait perdre son poste aujourd'hui même. En cause, des affaires qui ont fragilisé sa crédibilité et mis "le feu aux poudres", pour reprendre l'expression de La Croix (page 6). Après les révélations du Canard en­chaîné sur les travaux réalisés à son domicile et au siège du syndicat pour un montant global de 192.000 euros, il est désormais soupçonné d'avoir "bénéficié d'une rupture conventionnelle quand il a quitté la CGT Basse-Normandie, qu'il dirigeait, pour rejoindre la confédération". Une somme de 30.000 euros, d'après Les Echos (page 5), voire de 100.000 pour d'autres sources, lui aurait été versée.

"La litanie des affaires dans lesquelles il trempe depuis un mois, écrit Le Figaro (page 13), cumulée aux erreurs de gouvernance qu'il a commises, a fini de le décrédibiliser." Ses opposants cherchent donc à le destituer, ce qui sera peut-être décidé ce vendredi lors d'un comité confédéral national informel, convoqué il y a deux jours.

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)