Projet de loi autonomie : favoriser l’accès aux aides techniques

"Plus que jamais, l'adaptation de la société au vieillissement constitue un enjeu de démocratie et de citoyenneté", a affirmé hier à Angers, le Premier ministre en dévoilant les grandes lignes du projet de loi visant à faire face à la perte d'autonomie, rapporte La Croix (page 2). Parmi les mesures annoncées figure une amélioration de l'accès aux aides techniques. Dans cette catégorie, détaille ce quotidien, on trouve aussi bien des barres d'appui pour la salle de bains ou les toilettes, des déambulateurs mais aussi toute la domotique ou les systèmes de téléassistance.

Une enveloppe de 140 millions d'euros sera notamment consacrée au financement des innovations permettant le maintien à domicile des personnes âgées : téléassistance, volets qui déclenchent une alerte quand on ne les ouvre pas, chemins lumineux, capteurs de chutes… le tout coordonné par une tablette numérique, explique Le Parisien/Aujourd'hui (page 13).

Le projet de loi prévoit de créer des "conférences départementales des financeurs" de la prévention de la perte d'autonomie, qui réuniront le conseil général, l'agence régionale de santé (ARS), les caisses de retraite, les mutuelles…, précise La Croix (page 2). Leur rôle ? "Coordon­ner ces différents acteurs pour mieux cibler les bénéficiaires et réduire les coûts en mutualisant les achats de dispositifs de téléassistance", poursuit le quotidien.

Pour illustrer ce volet sur les aides techniques, le chef du gouvernement, accompagné du président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, a visité hier, à Angers, le Léna, le "logement évolutif pour une nouvelle autonomie", géré par la Mutualité Anjou-Mayenne, comme en témoigne la photo publiée dans Le Figaro-économie (page 19). Le journal de 13 heures de France 2 a consacré un reportage à la visite de Jean-Marc Ayrault.

"Dans cet appartement de trois pièces sont présentées et testées des aides techniques permettant de rester chez soi le plus longtemps possible", a expliqué la journaliste de France 2. Si les locataires ne souhaitent pas cuisiner, ils peuvent commander leur repas à l'aide de leur téléviseur. "Vous cliquez, comme si vous changiez de chaîne, le restaurant va vous rappeler, vous indiquer le plat du jour et vous livrer", explique le directeur de développement du centre. "ça n'est pas compliqué du tout !", réagit Andrée Montini, une personne âgée. Au cas où la locataire ne s'est pas couchée à son heure habituelle, un message est envoyé automatiquement à ses proches et à un téléopérateur qui vérifient que tout se passe bien. "Seule réserve, aujourd'hui ces prototypes restent chers", souligne la journaliste. Mais les prix devraient baisser et "le plan vieillissement prévoit de nouvelles aides pour équiper les logements des personnes âgées".

 

La vie de Vincent Lambert entre les mains du Conseil d'état

Le sort de Vincent Lambert, 38 ans, en état végétatif chronique depuis cinq ans, sera scellé ce matin, devant le Conseil d'Etat, qui doit décider si la poursuite des soins constitue ou non une "obstination déraisonnable". Son épouse Rachel et le CHU de Reims (Marne), où il est hospitalisé depuis son accident de voiture, survenu il y a cinq ans, s'opposent à son maintien artificiel en vie, rappelle Le Parisien/Aujourd'hui (pages 12 et 13).

Les parents du jeune tétraplégique, catholiques traditionnalistes, souhaitent au contraire que le Conseil d'Etat or­donne la poursuite de l'alimentation et de l'hydratation artificielles de leur fils. "Dans l'impossibilité de communiquer sa volonté, et n'ayant pas rédigé de “directives anticipées” précisant ses souhaits sur sa fin de vie, Vincent Lambert est encore, au moins jusqu'à aujourd'hui, à la merci de cette discorde", souligne le quotidien.

Cette situation relance le débat sur la fin de vie et sur les directives anticipées, relève Le Parisien, qui publie un mode d'emploi consacré à ces dispositions peu connues jusque-là. Dans ce contexte l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) est submergée d'appels. "C'est de la folie, les bénévoles n'arrêtent pas de répondre à des demandes de renseignements. On nous envoie aussi en masse des directives anticipées", témoigne Jean-Luc Romero, président de cette association.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)