Priorité santé mutualiste : les atouts de la Bretagne

Le président de la Mutualité française a officiellement lancé le 20 mai, à Rennes, Priorité santé mutualiste en Bretagne. La région mutualiste dispose de nombreux atouts pour la mise en oeuvre de ce dispositif, en particulier un vaste réseau de 125 services de santé mutualistes.

"La mise en oeuvre de Priorité santé mutualiste est l’aboutissement de toute une réflexion politique et de deux ans de travail acharné !" C’est en ces termes que s’est exprimé le 20 mai, à Rennes, le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, lors du lancement officiel de Priorité santé mutualiste dans cette région. Une manifestation similaire s’est tenue ce 27 mai, à Montpellier, le Languedoc-Roussillon étant la seconde région à expérimenter ce dispositif.

Priorité santé mutualiste propose aux adhérents des mutuelles de ces deux régions un ensemble de services d’information, d’orientation, de prévention et d’accompagnement via une plate-forme téléphonique. Ce dispositif se déploie en un "bouquet de services proposés aux adhérents, qu’ils soient à distance ou de proximité", précise Olivier Saillenfest, directeur de Priorité santé mutualiste à la Mutualité française.

L’objectif de ce nouveau dispositif est de faciliter l’accès à des soins de qualité aux côtés du médecin traitant. C’est en cela que "Priorité santé mutualiste est le point de départ d’une formidable modernisation du système de santé et d’une amélioration de la prise en charge des malades !", se félicite Jean-Pierre Davant. Avec ce nouveau service, la Mutualité française prend l’initiative après avoir fait "de multiples propositions aux différents gouvernements depuis 1994 pour rendre plus efficace notre système de santé".

125 services de santé mutualistes

La région mutualiste dispose de nombreux atouts pour le lancement de Priorité santé mutualiste. Au total, 22 mutuelles doivent entrer dans le dispositif. D’ores et déjà, 15 d'entre elles, et non des moindres, sont raccordées à la plate-forme téléphonique, comme Prévadiès, la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN) ou la Mutuelle MCD. Ainsi, 71% de la population mutualiste de cette région est concernée par le rodage, soit un Breton sur trois. A terme, un habitant sur deux pourrait bénéficier de ces services.

Pour expérimenter Priorité santé mutualiste, les mutualistes bretons pourront s’appuyer sur 125 services de santé mutualistes (Ssam), qui développent d’ores et déjà des services de proximité. C’est le cas, à titre d’exemple, de "Nutrimut", programme d’aide à l’amaigrissement pour les personnes en surpoids, animé par une diététicienne, une psychologue et une animatrice en cuisine. D’autres services de proximité seront mis en place au cours de l’année : conférences et actions locales sur les cancers évitables, les facteurs de risque cardiovasculaire, les addictions...

Autre atout de la région : ses relations avec les professionnels de santé. "Elles ont été construites dans la durée, même si elles ne sont pas toujours simples", souligne Alain Even, président de la Mutualité française Bretagne. Une rencontre a été organisée en avril dernier avec l’union régionale des médecins libéraux (URML) pour les sensibiliser à Priorité santé mutualiste. Une lettre d’information a également été adressée le 5 mai par Alain Even à 3.000 médecins généralistes et cardiologues de la région Bretagne.

Christophe de La Mure

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)