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Prestations sociales : pas de coupes budgétaires pour les plus pauvres

Dans un entretien au Journal du Dimanche, la ministre de de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, garantit le maintien des prestations sociales pour les plus pauvres. Sans exclure une révision de leur attribution.

"Il n'est pas question de faire des économies sur le dos des plus pauvres", a tenu à rassurer Agnès Buzyn, la ministre de la Santé et des Solidarités, dans un entretien au Journal du Dimanche, après l'évocation, la semaine dernière, d'une remise en cause de certaines prestations sociales.

Récemment, les propos de différents ministres (Gérald Darmanin et Bruno Le Maire, notamment) laissaient en effet planer le doute sur le sort réservé à certaines aides sociales (prime d'activité, RSA, allocation spécifique de solidarité).

"Il n'y a qu'une seule ligne au sein de l'exécutif", a précisé Agnès Buzyn. Toutefois, "la question est de savoir si nos aides sociales permettent réellement aux personnes de sortir de la précarité et de la pauvreté". Selon la ministre, certains des dispositifs en place "visent à faire du palliatif ou du curatif au détriment du préventif". Autrement dit, l'approche monétaire ne suffit pas à remettre en "route l'ascenseur social".

Mercredi dernier, rappelle Le Figaro, Agnès Buzyn a qualifié ces aides sociales de "maquis injuste et illisible". D'où sa volonté de mettre en place "une politique sociale cohérente [qui] doit prendre en compte la formation, l'éducation l'accès au logement, aux transports…", a-t-elle déclaré au JDD.

Au sens large, "700 milliards d'euros de prestations sociales sont redistribués tous les ans aux citoyens, dont 90% pour les retraites, la maladie et les prestations familiales". Les aides sociales spécifiques à la lutte contre la pauvreté avoisinent les 50 milliards d'euros. Une dizaine de ces minima sociaux représentant 25,4 milliards d'euros sont aujourd'hui "scrutés à la loupe", souligne Le Figaro.

Toutefois, promet la ministre, "il n'y aura pas de coupes budgétaires sur les plus pauvres". En revanche, l'attribution de quelques prestations peut être repensée. Comme la prime d'activité, dont on peut interroger la construction et les bénéficiaires, ou encore l'allocation spécifique de solidarité. "On a le droit de réinterroger un dispositif s'il ne produit pas les résultats attendus", observe Agnès Buzyn.

A compter de 2019, annonce ainsi la ministre des Solidarités, "les prestations sociales versées vont progressivement s'appuyer sur les ressources des personnes au moment de leur déclaration, et non plus avec deux ans de retard". Le but de cette démarche : être "plus réactif et beaucoup plus juste", et limiter le non-recours. Mais surtout, éviter les erreurs, qui coûtent 2 milliards d'euros par an.

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Frederic Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)