Présidentielle 2017 : les revendications des associations familiales

L'Union nationale des associations familiales (Unaf) appelle les candidats à l'élection présidentielle à revenir sur la réforme des allocations familiales et celle du congé parental.

Création de places en crèche, accompagnement des parents séparés, prévention du surendettement… "La politique familiale a connu depuis 2008 quelques avancées, notamment en faveur des familles les plus modestes, mais elles n'ont pas compensé les autres économies faites sur la branche famille", estime Marie-Andrée Blanc, présidente de l'Unaf, dans La Croix.

Parmi les "reculs", indique La Croix, figurent notamment les baisses du quotient familial, le détricotage des aides pour jeunes enfants, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales et le raccourcissement du congé parental.

"Ces plans d'économies successifs ont entamé la confiance des familles", déplore la présidente de l'Unaf, qui a adressé hier une série de propositions aux candidats à la présidentielle.

Marie-Andrée Blanc leur demande ainsi de s'engager sur un "pacte quinquennal en faveur des familles", en faisant voter dès le début de leur mandat une "loi de programmation", assortie d'un "point d'étape annuel avec les acteurs de la politique familiale" et d'un "financement visible et pérenne", rapporte La Croix.

Les associations familiales souhaitent également que les candidats s'engagent à revenir sur certaines réformes. Elles plaident notamment pour le retour à l'universalité des allocations familiales, "en commençant par les familles nombreuses", assorti d'une "réflexion sur leur montant en fonction du nombre d'enfants et de leur âge".

Elles demandent aussi une réforme du congé parental, dont la durée a été raccourcie dans l'objectif de mieux le répartir entre les deux parents. Un partage qui n'existe pas dans la réalité, car "seuls 4 à 5% des pères le prennent aujourd'hui !" souligne la présidente l'Unaf dans Le Figaro.

"Si on veut qu'il soit partagé, il faut qu'il soit mieux rémunéré", estime, dans La Croix, Marie-Andrée Blanc, qui plaide pour le rétablissement de sa durée de trois ans sans obligation de partage. Elle cite l'exemple de la Suède, "où le congé parental est extrêmement populaire, sa rémunération est de 76% du salaire, avec un plafond à 3.953 euros".

Parallèlement, pour faire face à la pénurie des modes de garde, il faudrait, selon elle, poursuivre les investissements dans les crèches et développer aussi le nombre d'assistantes maternelles, qui représentent le premier mode de garde.

Les attentes des familles dépassent largement le cadre des politiques familiales, comme le montre un sondage Ifop, réalisé pour l'Unaf. Leurs préoccupations principales sont dans l'ordre : la sécurité, l'emploi, la qualité de l'enseignement, l'équilibre vie professionnelle/vie familiale et le coût de la vie.

A lire aussi dans la presse

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)