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Présidentielle 2017 : les propositions des candidats pour l’hôpital

Compression de personnel ou hausse des effectifs ? Baisse du temps de travail ou passage aux 39 heures ? A quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle, quels sont les projets des candidats pour l'hôpital ?

Quel sort sera réservé à la Fonction publique hospitalière lors du prochain quinquennat ? Sur ce thème, les candidats à l'élection présidentielle affichent des intentions pour le moins "contrastées", soulignent ce matin Les Echos.

Certains proposent ainsi une augmentation des moyens et des recrutements, tandis que d'autres misent sur les économies.

Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen appartiennent à la première catégorie. Pour le candidat de la France insoumise, en effet, l'embauche de 50.000 à 60.000 agents supplémentaires est nécessaire pour que l'hôpital public puisse "tenir le choc".

La candidate du Front national y est également favorable, tout comme à une hausse des rémunérations, mais de manière assez "vague", commente le quotidien. Benoît Hamon, pour sa part, évoque une hausse de 2 milliards d'euros de la masse salariale. De quoi financer les 5.000 recrutements qu'il projette de réaliser sur les cinq prochaines années.

De son côté, François Fillon vise à faire travailler davantage le personnel hospitalier, par exemple en le faisant passer aux 39 heures. Et sur les 500.000 emplois de fonctionnaires qu'il compte supprimer, certains seront liés à l'hôpital. Les postes en relation avec les soins ne seront pas affectés, seulement ceux relevant des tâches administratives, indique le quotidien économique.

La suppression de 120.000 emplois publics est aussi au programme d'Emmanuel Macron, mais à la différence du candidat des Républicains, celui-ci a promis d'épargner l'hôpital.

Le représentant d'En Marche a de surcroît annoncé la mise en place d'un "plan de relance" doté de 4,5 milliards d'euros d'investissement, ainsi qu'une réforme profonde du financement, qui passerait par une baisse de la tarification à l'activité (T2A) de 85 à 50%. "De 30 milliards d'euros (hors consultations externes), l'enveloppe hors T2A passerait à 45 milliards", développe le quotidien économique. Cette réforme s'appuiera notamment sur des financements au parcours ou à l'épisode de soins. Mais elle inquiète les directeurs d'établissements, "car l'assiette des fonds pouvant être mis en réserve augmenterait et un volume de crédits plus grand encore risquerait d'être « avalé » pour faire des économies", expliquent Les Echos.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)