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Présidentielle 2017 : la CFDT veut faire barrage au Front national

Dans La Croix, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, s'élève contre le Front national, qui veut construire, selon lui, "une France du rejet de l'autre". Il attend d'Emmanuel Macron qu'il porte attention aux citoyens les plus fragiles et entame "un vrai dialogue avec les corps intermédiaires".

"Pour moi, la situation est très grave et je tiens à le souligner. Voir figurer le Front national au second tour d'une élection présidentielle ne peut pas être un phénomène banal", déclare le secrétaire général de la CFDT, qui appelle à faire barrage au FN, dans un entretien à La Croix.

Laurent Berger estime que les votes en faveur de Marine Le Pen révèlent "l'existence d'une France qui va mal et qui vit avec le sentiment d'un abandon, d'une relégation, réelle ou supposée". "Ce vote prospère en partie sur des fractures territoriales et sociales", assure-t-il.

Face à un parti qui "veut construire une France repliée sur elle-même, rabougrie, dans laquelle la sortie de l'Europe et de l'euro aurait des conséquences, d'abord, sur les plus fragiles", le secrétaire général de la CFDT appelle à "bâtir une démocratie plus à l'écoute des citoyens, en redonnant des marges de manœuvre aux corps intermédiaires".

Pour lui, "le futur président doit fixer un cap, un horizon et prouver sa volonté de faire avec les citoyens, et pas à leur place". C'est pourquoi il sera "extrêmement exigeant avec le seul candidat républicain qui reste en lice".

Car "renouveler l'offre politique ne suffira pas". "J'attends de M. Macron (…) qu'il ait davantage d'empathie pour les personnes les plus en difficulté et il y en a beaucoup", ajoute le numéro un de la CFDT.

Que faire pour les "oubliés" de la mondialisation ?, interroge La Croix. Il faut "montrer à chaque citoyen qu'il n'est pas seul face à ses problèmes, répond Laurent Berger. Par des mesures d'accompagnement en termes d'emploi, de formation, de soutien, la puissance publique doit pouvoir faire preuve d'empathie". "Ce qui fait l'honneur d'une société qui se veut humaniste, ajoute-t-il, c'est l'attention qu'elle porte aux citoyens fragiles, qui ont besoin, pour une raison ou une autre, d'un coup de main supplémentaire."

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