Présidentielle 2017 : 77% des Français prêts à voter en fonction des propositions santé

A deux mois de l'élection présidentielle, la santé est un enjeu important pour les Français, comme le montrent les résultats du 7e Baromètre santé réalisé par Odoxa pour la MNH.

Quelque 77% des Français estiment que les propositions des candidats à l'élection présidentielle en matière de santé influenceront leur vote, selon le Baromètre santé Odoxa, réalisé pour la MNH, France Inter et Le Figaro-santé.

Selon cette enquête, 78% des personnes interrogées jugent que leur système de santé est le meilleur en Europe. Les médecins et les directeurs d'hôpitaux interrogés sont un peu plus sévères : ils sont 69% et 68%, respectivement, à juger que notre système de santé est le meilleur.

L'hôpital est l'objet d'une grande satisfaction : 86% des Français ayant fréquenté, pour eux ou un proche, un établissement hospitalier dans les deux dernières années se disent "satisfaits ou très satisfaits de la relation tissée avec l'hôpital", détaille Le Figaro-santé.

Interrogés sur les obstacles rencontrés dans le parcours de soins, les Français citent en premier lieu la difficulté à obtenir un rendez-vous avec un spécialiste (58% des sondés), suivie de près par le reste à charge.

Autre cause citée parmi les difficultés d'accès aux soins : la présence de déserts médicaux. Ainsi, relate le quotidien, "86% des Français estiment que les règles de répartition des médecins sur le territoire ne prennent pas assez en compte les besoins sanitaires". Un sujet consensuel : 83% des médecins interrogés ont la même opinion ainsi que 96% des directeurs d'hôpitaux.

En revanche, des divergences apparaissent sur la nécessité d'une intervention des pouvoirs publics. "Si 81% des Français et 87% des directeurs d'hôpitaux pensent que les autorités devraient davantage réguler la répartition des médecins, ces derniers disent non à 56%", souligne Le Figaro-santé.

Sur la méthode, les directeurs d'hôpitaux privilégient la limitation de l'installation dans les zones surdotées (56%), tandis que les Français (46%) et les médecins (48%) estiment qu'il serait plus efficace d'accorder des avantages aux médecins s'installant dans des zones sous-dotées.

Les médecins citent également le recours aux maisons de santé, le travail en réseau et les aides à l'installation, plutôt que des sanctions, observe Le Figaro-santé.

Questionnés sur les solutions pour réduire le déficit de la Sécurité sociale, les Français avancent à 83% le développement des soins ambulatoires, la limitation des arrêts maladie (73%), ou encore le recours accru aux génériques (72%).

A lire aussi dans la presse

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)