croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Prescription restreinte pour le Stilnox®

Les autorités sanitaires ont décidé de mieux encadrer l'usage du zolpidem, un somnifère plus connu sous le nom de Stilnox® (Sanofi), pour éviter les abus et les détournements de ce médicament.

"C'est un médicament bien connu des insomniaques. Et aussi des médecins qui le prescrivent assez largement", indique La Croix. Il s'agit du zolpidem, un puissant somnifère, commercialisé notamment par Sanofi-Aventis sous la marque Stilnox® et par une quinzaine de fabricants de génériques.

Avec 20 à 22 millions de boîtes prescrites par an en France, il est le médicament "le plus couramment prescrit comme hypnotique", ou somnifère, souligne l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Il est indiqué dans le traitement des "troubles sévères du sommeil, en cas d'insomnie occasionnelle ou transitoire".

"C'est un produit qui, bien utilisé, peut avoir une réelle utilité", estime, dans La Croix, le Dr Royant-Parola, psychiatre spécialisée dans les troubles du sommeil et présidente du réseau Morphée. Mais les autorités souhaitent qu'à l’avenir, sa prescription soit davantage encadrée pour éviter tout risque de détournement ou de mauvais usage. A partir du 10 avril, les médecins devront rédiger une "ordonnance sécurisée", imposant d'écrire "en toutes lettres" le nombre de comprimés et de prises prescrits.

"Il s'agit d'ordonnances avec un papier et une présentation qui visent à les rendre infalsifiables. Tous les médecins pourront continuer à prescrire le médicament, mais en utilisant ces ordonnances en principe réservées aux médicaments classés comme stupéfiants", précise, dans le quotidien, Nathalie Richard, directrice adjointe du pôle médicaments stupéfiants et psychotropes de l'ANSM.

Le Stilnox® appartient à la famille des benzodiazépines, des produits ayant des effets tranquillisants ou sédatifs. "Le traitement doit être aussi bref que possible, de quelques jours à quatre semaines, incluant la période de réduction de la posologie. La durée de traitement recommandée, en cas d'insomnie occasionnelle, est de deux à cinq jours et, en cas d'insomnie transitoire, de deux à trois semaines", précise l'ANSM, dans La Croix.

"Cela fait plusieurs années que le produit est dans le collimateur des autorités sanitaires pour des problèmes d'abus ou de mauvais usages. Certains patients l'utilisent bien pour dormir, mais avec des doses élevées et sur de longues périodes. En revanche, d'autres usagers le détournent à des fins récréatives, pour ressentir des effets d'exaltation ou d'euphorie", relève La Croix.

"A des doses élevées, ce médicament peut produire ce qu'on appelle des effets paradoxaux. Plutôt que le sommeil, il entraîne alors une certaine excitation", explique, dans le quotidien, le Dr Royant-Parola.

A lire aussi dans la presse

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)