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Précisions

Lundi dernier, sur le plateau du journal de 13 heures de France 2, Jean-Pierre Davant avait invité Ségolène Royal à préciser l'une de ses propositions. Le président de la Mutualité française souhaitait en effet que la candidate du PS aux élections détaille son annonce concernant la gratuité des soins pour les moins de 16 ans.

Les précisions commencent aujourd'hui à être formulées, notamment dans Impact Médecine (page 4) qui publie un portrait de la candidate et de ses mesures en matière de santé. Selon l'hebdomadaire, cette gratuité annoncée, indique le journaliste Hervé Réquillart, "ne figure pas dans la liste originelle" du programme. Les seules gratuités mentionnées relèvent de la contraception pour les jeunes femmes et d'une consultation semestrielle pour les 16-25 ans.

Aujourd'hui, au Parti socialiste, on avance quelques explications : "Il s'agirait en fait de prendre prioritairement en charge les actes de prévention autour des enfants", rapporte Impact Médecine. On semble donc s'éloigner de la gratuité totale qui aurait engendré un coût nettement plus important.
Dans une longue interview accordée au Généraliste, Ségolène Royal revient sur ses autres propositions en matière de santé. La candidate indique notamment la mission qu'elle entend assigner aux 500 "dispensaires" créés dans les zones rurales : "Ce que je souhaite avec les maisons de santé, c'est faciliter les conditions d'exercice des médecins et aussi des autres professionnels. […]. Pour le patient, les maisons de santé garantiront l'accès à un service de santé et une prise en charge globale autour d'un dossier de soins partagé et d'une prévention assurée tout au long de la vie."

Par ailleurs, elle précise vouloir "réformer le parcours de soins en le simplifiant, en le transformant en parcours coordonné de santé, et en restaurant pleinement la notion de médecine de première ligne". A ses yeux, l'actuel parcours de soins est assimilable à un "parcours du combattant" qui "culpabilise inutilement les patients". A ce titre, précise-t-elle, la droite ne se prive pas de "sanctionner chacun par une franchise dont le montant progresserait en fonction de la croissance des déficits". Mais de façon générale, analyse Ségolène Royal, droite et gauche s'opposent sur le projet de santé : "La gauche, dit-elle, s'appuie sur un dispositif de financement solidaire." C'est pourquoi, dans le projet de réforme qu'elle envisage, "les régimes complémentaires seront un partenaire essentiel". La candidate du PS avoue ne pas croire à "la notion de petit risque qu'il ne faudrait pas en prendre en charge, et dont personne n'a jamais réussi à définir les contours. C'est le service médical rendu qui doit […] servir de repère". Enfin, Ségolène Royal se dit "particulièrement inquiète de la manière dont s'engage le débat sur la création d'un secteur optionnel". Et d'ajouter : "Soit nous réussissons à établir des honoraires opposables, soit l'accès au médecin est dérégulé et c'en est fini de notre modèle de financement socialisé […]." Selon Impact médecine, la candidate devrait préciser tous ces projets santé lors d'un discours début mars, probablement lors des Assises du Centre national des professions de santé.

A lire aussi – Mandat de l'Uncam

Une première étape a été franchie annonce Le Figaro (page 19) : le "feu vert à une négociation sur les tarifs" des généralistes a été donné par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam). En effet, son conseil a voté, hier, une motion qui stipule que la hausse du tarif de la consultation réclamée par les syndicats médicaux devra se faire par étape.

Ainsi, indique La Tribune (page 30), l'assurance maladie proposera de passer de 21 à 22 euros au deuxième semestre, puis éventuellement à 23 euros en 2008. Cette deuxième revalorisation "devra se faire progressivement en fonction des résultats de la maîtrise médicalisée des dépenses obtenus en 2007 et 2008". Les négociations reprendront sur cette base le 2 mars. Mais, souligne Le Figaro, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a jugé dès hier soir "inadmissible" cette position du conseil de l'Uncam…