croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Plus de 1.000 médecins agressés en 2017

Les agressions de médecins sont en progression partout en France : plus d'un millier d'entre eux ont déclaré avoir été victimes de violences en 2017, selon une étude du Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom).

Insultes, crachats, vols, agressions sexuelles et coups… Selon une étude du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) dévoilée ce matin par Le Parisien, plus de mille médecins ont subi ce genre de violences en 2017. Ce chiffre était de 920 en 2010 et de 512 en 2009.

Dans le détail, 61% des déclarations d'agressions émanent de généralistes, 6% d'ophtalmologues, 3% de psychiatres. Et les cabinets isolés ne sont pas les seuls lieux de violences.

Toutes disciplines confondues, les femmes en sont les premières victimes (51%), rapporte le quotidien. Certes, elles sont plus largement représentées dans le secteur médical, mais d'après le Dr Hervé Boissin, coordonnateur de l'observatoire de la sécurité du Cnom, "elles sont clairement une cible".

"Quand son patient a ignoré pour la seconde fois son « bonjour », le docteur Claire Marie a bien senti que quelque chose clochait", rapporte Le Parisien. "Mais pas de là à s’imaginer qu'elle recevrait, cinq minutes plus tard, son poing en pleine mâchoire. « Ça vous laisse sans voix, totalement abasourdie, confie-t-elle. Un patient qui vous frappe… Vous ne pouvez juste pas y croire. »"

Pour moitié, ces agressions sont le fait du patient parce la prestation est trop "lente", indique l'étude. Voire parce qu'il n'obtient pas la prescription attendue. Dans 15% des situations, l'agresseur est la personne qui l'accompagne.

Du point de vue géographique, c'est dans le département du Nord que les déclarations d'agressions ont été le plus nombreuses en 2017 (108), suivi par les Bouches-du-Rhône (107). Au nord et à l'ouest de la petite couronne de Paris, le nombre se situe entre 21 et 50.

Selon certains observateurs, ce type de phénomène n'encourage en rien l'installation des médecins dans ces zones, ni les permanences en soirée ou les visites à domicile. D'où la nécessité de prendre des mesures.

Le Cnom préconise de mettre en place une application baptisée Reporty, laquelle permet de relier à distance les médecins aux forces de l’ordre. "Cela peut enregistrer et filmer sans que l'agresseur voie le portable s'allumer", explique le Dr Hervé Boissin. On attend le feu vert… qui tarde à venir. Pourtant, là il y a urgence. Vu la situation, attendre n'est plus acceptable".

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)