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PLFSS : le gouvernement souligne les « mesures sociales »

Après la présentation ce lundi 24 septembre 2018 de son budget pour 2019, le gouvernement dévoilera le 25 septembre les grandes lignes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Dans chacun des deux textes, l'exécutif indique avoir mis l'accent sur "le social".

Ce lundi 24 septembre 2018, le gouvernement présente son projet de loi de finances (PLF) pour 2019. Au cœur du prochain budget, indiquent Les Echos, un "argument massue" à destination des ménages : ils devraient bénéficier de 6 milliards d'euros de baisse d'impôts globale l'an prochain.

Ceci, notamment, grâce à la poursuite de la baisse de la taxe d'habitation, la diminution de la CSG pour 300.000 retraités, ou encore la suppression des cotisations salariales des actifs.

Au-delà de ces effets d'annonce, les Français connaîtront malgré tout la hausse de plusieurs tarifs (notamment l'énergie, les cigarettes), voire le "quasi-gel" de quelques prestations sociales, telles que les pensions, l'aide personnalisée au logement (APL) ou les allocations familiales. Dans ce budget, n'oublie pas de souligner le quotidien économique, l'effort destiné aux ménages est bien "moindre que celui consenti en faveur des entreprises". En effet, le gouvernement chiffre à 13,3 milliards d'euros la baisse d'impôts pour ces dernières. "Et encore, la somme est minorée par un artifice comptable lié à la réforme de la formation professionnelle, sans laquelle le chiffre serait de 19,3 milliards", complètent Les Echos.

Présenté à son tour le 25 septembre 2018, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 entend également souligner la dimension sociale des reformes gouvernementales. Olivier Véran, député LaREM rapporteur du projet, se félicite en effet des nombreuses mesures allant dans ce sens, indique Le Figaro. Par exemple la revalorisation des minima sociaux : allocations adulte handicapé (AAH), minimum vieillesse et prime d'activité.

D'autres mesures ont déjà été annoncées ces deux dernières semaines lors de la présentation des plans pauvreté et santé. En particulier, la hausse de 2,5% des dépenses santé en 2019, soit "une rallonge de 400 millions d'euros". Objectif : "réoxygéner l'hôpital" par de l'investissement, créer près de 4.000 postes d'assistants médicaux d'ici à 2022, 400 postes de médecins salariés dans les déserts médicaux ainsi que "1.000 communautés professionnelles territoriales de santé". Un milliard d'euros d'économies sur le médicament sont par ailleurs projetées. D'autres sont attendues de la réorganisation des soins à l'hôpital et de la modification des modes de rémunération.

De plus, ce PLFSS doit financer "les premières mesures sur le reste à charge zéro, l'allongement du congé maternité des travailleuses indépendantes ou le remplacement de l'aide à la complémentaire santé (ACS) par la CMU-C contributive", ajoute Le Figaro. Cette dernière mesure devrait concerner 2 millions de personnes pour un coût d'un demi-milliard d'euros, estime le quotidien. "Pour un couple âgé, cette réforme permettra un gain de 600 euros par an et de 700 euros pour une famille monoparentale avec trois enfants", assure l'exécutif.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)