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PLFSS 2019 : l’inquiétude des hôpitaux

Les députés vont adopter ce 30 octobre 2018 le budget de la Sécurité sociale pour 2019. L’ensemble des fédérations représentant les hôpitaux publics et privés réclament "des mesures urgentes et concrètes".

Le PLFSS pour 2019 doit être adopté par les députés en première lecture ce mardi 30 octobre 2018. "Au passage et malgré une nouvelle hausse des dépenses de santé, il actera un retour à l’équilibre des comptes de la Sécu avec un excédent de 700 millions d’euros. (…) Mais malgré cette bonne nouvelle, sur le terrain, les difficultés des établissements de soins s’aggravent et les déficits perdurent", souligne Le Parisien.

C'est dans ce contexte tendu que les quatre fédérations hospitalières (Fédération hospitalière de France (FHF), Fédération des cliniques et hôpitaux privés de France (FHP), Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés non lucratifs (Fehap) et Unicancer), lancent ce mardi "un cri d’alarme sur la dégradation des conditions d’activités de soins".

Le PLFSS 2019 a bien prévu de leur affecter 2 milliards d’euros de recettes supplémentaires, mais cette rallonge semble insuffisante pour apaiser les inquiétudes.

En dépit des annonces du plan Santé 2022, présenté en septembre dernier par le président de la République, Emmanuel Macron, plutôt bien accueillies par le monde hospitalier, "ses représentants estiment ne pas pouvoir attendre cinq ou six ans" les effets de ce plan.

"On ne voit pas ces mesures arriver" dans le PLFSS 2019, s'alarmait Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), le 29 octobre 2018, sur France Info. Or les hôpitaux attendent des mesures d’urgence, sous peine de voir exploser leurs déficits.

Pour les hôpitaux publics par exemple, on évalue déjà le cumul des déficits à 1 milliard d’euros pour 2018. Motif principal : "On a encore demandé aux hôpitaux de faire 960 millions d’euros d’économies en 2018 pour compenser la hausse naturelle des dépenses", explique Frédéric Valletoux dans Le Parisien.

Même régime pour 2019. L'an prochain, les économies attendues de la part des établissements s'élèvent à 650 millions d’euros. Ce qui risque de porter à plus d'un milliard d'euros le déficit en 2019. Les fédérations s'élèvent contre "une injonction contradictoire", selon l'expression de Cécile Chevance, directrice financière de la FHF : alors que l'on impose aux établissements "une baisse importante des tarifs de remboursement des actes", on les incite également à favoriser la chirurgie ambulatoire, et donc à réduire les durées de séjours. "Les tarifs vont donc encore baisser en même temps que vont baisser les volumes", regrette cette responsable.

Dans ce contexte, écrit Le Parisien, "Frédéric Valletoux a déposé sur le bureau de la ministre de la Santé, une série de propositions dont une à laquelle il est particulièrement attaché : le gel de la baisse des tarifs sur la base desquels sont encore largement rémunérés les hôpitaux".

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John Sutton

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