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Plan pauvreté : « Réduire les inégalités de destin »

Le président de la République présente ce jeudi 13 septembre 2018 son plan de lutte contre la pauvreté. L'enveloppe financière s'élève à 8 milliards d'euros sur quatre ans.

En présentant lui-même sa stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, le président de la République veut montrer l'importance qu'il accorde à ce dossier. Virage social ? Interrogée le mercredi 12 septembre 2018 sur France 2, la ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, a évoqué une "nouvelle phase pour les Français qui ont besoin de perspectives d'avenir, notamment ceux qui sont le plus en difficulté".

"Ce n'est pas un virage mais une étape supplémentaire, complémentaire, cohérente. Si elle peut corriger l'image d'une politique des riches, tant mieux", renchérit anonymement un ténor de la majorité, cité par Les Echos.

Pour le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, ce plan constitue "une révolution copernicienne dans l'approche des questions de pauvreté". Pour lui, il n'est pas fondé uniquement sur une politique d'allocations, mais aussi d'accompagnement pour sortir de la pauvreté.

Au-delà des aides sociales, le gouvernement veut mettre l'accent sur l'accompagnement et les moyens nécessaires. Redistribuer certes, mais aussi appliquer une politique plus juste pour "réduire les inégalités de destin" et "contre le déterminisme social". D'où une stratégie pensée dès la petite enfance et tout au long de la vie.

Des moyens supplémentaires seront dévolus à  l'accompagnement au retour à l'emploi des allocataires du RSA, avec plus de contrats d'insertion par l'activité économique.

Cinquante nouveaux territoires "zéro chômeur de longue durée" vont être créés. Le dispositif "garantie jeunes" pour les 16-25 ans les plus éloignés de l'emploi, sera étendu à 500.000 bénéficiaires, contre 100.000 actuellement.

Une réflexion est en cours sur la création d'une allocation unique fusionnant RSA, APL et prime d'activité, mais cette fusion des prestations ne devrait pas figurer dans le plan, précise Le Figaro.

En matière de santé, Emmanuel Macron devrait annoncer la création une complémentaire santé, de quelques euros jusqu'à 30 euros par mois, pour les plus modestes, note e Figaro. Cette "CMU élargie", financée à hauteur de 500 millions d'euros par l'assurance maladie, devrait concerner les personnes dont les revenus sont trop élevés pour accéder à la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire), mais trop faibles pour souscrire une mutuelle.

"Notre plan pauvreté se chiffre à 8 milliards d'euros répartis sur quatre ans", précise Benjamin Griveaux dans une interview postée sur le site du quotidien 20 minutes. Une partie de cette somme est destinée à la prévention de la pauvreté (crèches, écoles, etc.) et une autre à l'accompagnement vers l'emploi.

Malgré l'importance des sommes mises en avant, l'association ATD Quart Monde doute de la capacité du gouvernement d'éradiquer la grande pauvreté d'ici quinze à vingt ans rapportent Les Echos. Pour l'heure, l'objectif du gouvernement est de "réduire nettement [la pauvreté] et réagir plus vite pour ceux qui sont en difficulté", a fait valoir Agnès Buzyn, sur France 2.

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John Sutton

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