croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Plan d’économies du gouvernement : désindexation quasi générale

Une semaine avant la date initialement prévue, le Premier ministre a précisé hier, depuis l’Elysée et à la sortie du Conseil des ministres, les principales pistes du plan gouvernemental chargé de dégager 50 milliards d’économies sur trois ans. Sans annoncer de réformes structurelles ni entrer trop dans le détail, Manuel Valls a confirmé ce qui commençait à être connu depuis quelques jours, explique Le Figaro (pages 2 à 6). A savoir : 18 milliards d’euros d’économies seront réalisés par l’Etat, 11 milliards auprès des collectivités locales, 10 milliards du côté de l’assurance maladie et 11 milliards dans les autres dépenses sociales.

"Ces 50 milliards d’euros doivent financer les 30 milliards de baisse de charges pour les entreprises, mais également redonner du pouvoir d’achat aux ménages, et surtout, faire passer le déficit public sous la barre des 3 % dès l’année prochaine", écrit Libération (pages 2 à 5). Côté pouvoir d’achat, les Français risquent cependant de ne pas être immédiatement satisfaits, laisse entendre Le Parisien/Aujourd’hui (pages 2 à 5). En effet, avec l’annonce hier de ce programme d’austérité, même si le Premier ministre en réfute le terme, "quasi tout le monde est mis à contribution", hormis les plus modestes.

"Le gel des prestations s’impose assurément comme l’annonce la plus marquante", considère La Croix (pages 8 et 9). Concrètement, les allocations familiales, les aides au logement ou les retraites ne seront donc pas augmentées au rythme de l’inflation jusqu’en octobre 2015. Pour les retraités, ajoute Libération, la facture "va même finir par être salée", car l’Etat suggère aux partenaires sociaux d’appliquer la même méthode auprès des régimes de retraites complémentaires.

Les fonctionnaires ne connaîtront pas non plus d’évolution de leur revenu. En effet, le point d’indice qui sert de base au calcul de leur rémunération restera gelé, comme c’est déjà le cas depuis 2011, et ce jusqu’à la fin du quinquennat, écrivent Les Echos (pages 2 à 4).

Le nouveau tour de vis envisagé du côté des dépenses de la Sécurité sociale s’annonce "sans précédent", estime Libération. Pour économiser 10 milliards d’euros supplémentaires d’ici à trois ans, le gouvernement n’envisage "rien de vraiment neuf dans le plan présenté hier" : réorganisation du parcours de soins grâce à la prévention et à la chirurgie ambulatoire, promotion des génériques, "le tout en veillant à ne pas augmenter l’addition pour les patients ou leurs complémentaires, qui n’a cessé d’augmenter ces dernières années", commente le quotidien.

Portée par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, la "stratégie nationale de santé" (SNS) qui doit être validée d’ici l’été devrait aider à la réalisation de ces économies. Reste qu’"elle est encore floue", remarque Le Figaro.

 

Doutes sur une cigarette électronique au tabac

Baptisée "Ploom", la nouvelle cigarette électronique mise sur le marché français, mardi, par Japan Tobacco International, détenteur des marques Camel et Winston, possède une caractéristique qui pose la question de son risque. En effet, écrit Le Figaro (page 11), contrairement aux cigarettes électroniques traditionnelles qui sont rechargeables avec un liquide, la Ploom fait appel à "des capsules en aluminium scellées, ressemblant, en miniature, à celles inventées par Nespresso". Or, dans ces recharges, se trouve du vrai tabac.

Ce tabac n’est "pas brûlé comme dans une cigarette, mais, associé à de l’eau et du glycol propylène, il est chauffé à 180 ° pour en tirer une vapeur aromatisée chargée en nicotine, inhalée par l’utilisateur". Par conséquent, poursuit le quotidien, sa nocivité pour la santé n’est pas à écarter. Du côté du fabricant, on reconnaît ne pas avoir conduit d’étude sur la toxicité de Ploom, d’autant que "ce sont les institutions publiques qui conduisent ce genre d’enquête".

Pour leur part, les tabacologues manifestent une "curiosité anxieuse" pour ce nouveau dispositif, constate le quotidien. Pour le Pr Albert Ouazana, qui a supervisé les recommandations de la Haute Autorité de santé sur le sevrage tabagique, "il n’y aura pas de dégagement de monoxyde de carbone, mais vu la température, il y aura sûrement un dégagement de certains composants chimiques, même s’il est difficile de savoir lesquels à ce stade".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)