Pic de mortalité en fin d’année

Avec une hausse de 11.400 décès, le tournant 2016-2017 a été particulièrement meurtrier, surtout pour les personnes âgées. Pour l'heure, la grippe ne peut être seule incriminée, même si elle a été – et reste encore – virulente cet hiver.

On ne sait encore si la grippe en est la principale cause, mais sur le mois de décembre et les deux premières semaines de janvier, un excès d'environ 11.400 décès, "toutes causes confondues", est observé, en particulier chez les plus de 65 ans. Pour l'heure, signale l'agence sanitaire Santé publique France, la part de mortalité qui revient à la grippe ne peut être établie avec précision.

Néanmoins, rapporte Le Parisien/Aujourd'hui, "le bilan de l'épidémie pourrait s'avérer aussi lourd qu'il y a deux ans, où elle avait contribué à une surmortalité de 18.300 personnes".

Pour l'heure, rassure Le Figaro, tout laisse entendre que "le pire est sans doute passé". En effet, d'après la Dre Isabelle Bonmarin, responsable de la coordination de la surveillance de la grippe au sein de l’agence Santé publique France, "le passage du pic national est imminent". Certes, relève le réseau Sentinelles, de nouveaux cas continuent de se présenter chez les médecins, mais à un rythme ralenti en particulier chez les adultes et les personnes âgées. Le nombre d'enfants atteints, en revanche, repart à la hausse.

Depuis le début de la surveillance du virus A/H3N2, il y a sept semaines, précisent Les Echos, "1,6 million de personnes auraient consulté un médecin généraliste pour syndromes grippaux". Et exactement 1.061 personnes ont été admises en réanimation, dont 140 sont décédées. Sur ce dernier nombre, 110 étaient âgées de plus de 65 ans.

Il faut dire que, d'après les données de Santé publique France, 1.532 foyers d'infections respiratoires aiguës (IRA) ont été signalés, depuis octobre (période du début de surveillance des infections), sur les 10.000 maisons de retraites, Ehpad et autres collectivités de personnes âgées.

Aujourd'hui, même si elle tend à se stabiliser, aucun territoire de la métropole n'est débarrassé de l'épidémie de grippe. Cependant, depuis trois semaines, un reflux est notable en Auvergne-Rhône-Alpes. La semaine passée, l'épidémie a également manifesté des signes de baisse en Bourgogne-Franche-Comté, Provence Alpes-Côte d'Azur, Ile-de-France et Centre-Val-de-Loire.

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)