Philippe Poutou : supprimer les complémentaires

Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle 2012.

Financement

La santé fait partie des "biens communs" fondamentaux qui "ne doivent être livrés ni aux lois du marché, ni aux intérêts privés", indique Philippe Poutou dans son programme. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) veut instaurer le remboursement à 100% par l’assurance maladie de l’ensemble des soins et des médicaments. Pour le NPA, la "vraie question" est : "Quelle part des richesses produite doit aller à ce bien fondamental ?"

Organisation des soins

Les soins doivent être accessibles à tous, partout, en ville comme à l’hôpital. "Nos propositions visent à créer un nouveau système de santé garantissant à tous, quel que soit son lieu d’habitation, sa situation sociale, son âge ou son état de santé, l’accès égal au meilleur soin", indique le candidat du NPA.

Cet objectif serait rempli grâce à l’installation de centres de santé publics, en ville et à la campagne, "ouverts 24 h sur 24". Ils permettraient également de désengorger les urgences. Les hôpitaux de proximité avec un service d’urgence, une maternité et un service de chirurgie seraient maintenus. Enfin, pour les soins complexes, les centres hospitaliers constitueront le troisième niveau de ce système.

Régulation

Le candidat du NPA prône purement et simplement "la disparition des complémentaires santé". Les mutuelles "devraient être intégrées à la Sécu avec leurs biens et le personnel, comme cela a été partiellement le cas en 1945", précise-t-il. Le secteur de la santé serait "interdit aux assurances privées".

Autre mesure prônée par le NPA : la suppression du paiement à l’acte et des dépassements d’honoraires. Les études des futurs médecins seraient gratuites. En contrepartie, "ils auront l’obligation de travailler quelques années dans les zones géographiques souffrant d’un manque de praticiens", précise le Nouveau parti anticapitaliste.