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Les pharmaciens inquiets pour leur avenir

L'Union syndicale des pharmaciens d'officine (USPO) appelle aujourd'hui ses adhérents à fermer boutique et à manifester pour une réforme de la rémunération des pharmaciens.

L'Union syndicale des pharmaciens d'officine (USPO) appelle à manifester aujourd'hui devant le siège de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), à Paris, et devant les caisses primaires et les agences régionales de santé (ARS) en province. Ce syndicat appelle à une réforme de la rémunération des pharmaciens, afin d'enrayer la fermeture des officines. Il entend ainsi peser sur la nouvelle convention qui sera négociée le 22 février prochain avec l'assurance maladie, en vue d'une signature début avril, indique 20 minutes.

Les officinaux veulent mettre à l’ordre du jour la question de la baisse de prix de certains médicaments qui, selon eux, est responsable de la fermeture de très nombreuses officines ces derniers mois. "Nous sommes en négatif sur notre revenu, nous sommes considérés comme une source d'économie et en aucun cas comme une profession de santé qui doit se réformer", a indiqué, ce matin sur France Info, Gilles Bonnefond, président de l'USPO. "Nous sommes d'accord pour nous réformer, mais nous voulons un financement et de la visibilité sur l'avenir", déclare-t-il aux  Echos.

Selon ce syndicat, les officines sont fragilisées par la politique de maîtrise des dépenses de médicaments, entraînant une chute de 2,10% en 2015 de la marge réglementée des pharmaciens. Pour 2016, indique l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), cette marge sera "au mieux stable, au pire en décroissance de 2%", rapportent Les Echos.

Toutefois, "les honoraires de dispensation introduits en 2015 ont eu "un effet protecteur avéré sur l'économie officinale", ajoute l'Uncam. Il s'agit, par exemple, d'une rémunération "à la boîte" ou d'un supplément d'honoraires pour les ordonnances complexes.

Aujourd'hui, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l'USPO ont signé une plate-forme commune afin de "transformer le modèle économique, avec un honoraire-socle, puis un complément en fonction de la longueur de l'ordonnance, ou bien du public visé, comme les médecins", explique, aux Echos, Philippe Besset, président de la FSPF.

Ainsi, la FSPF demande la création d'honoraires supplémentaires de 2 euros par ordonnance en moyenne, en plus des éléments de rémunération actuels. Elle veut aussi introduire une rémunération pour la coordination des soins, la tenue du dossier patient et la préparation des doses...

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John Sutton

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