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Pas de promesses « inconsidérées »

Meilleur accès aux soins pour les jeunes, prévention des maladies graves, honoraires médicaux, zones rurales sous-médicalisées, 35 heures dans les hôpitaux, financement de la Sécurité sociale : dans un long entretien au Quotidien du médecin (pages 3 et 4), Ségolène Royal passe en revue – avec prudence et diplomatie – les points forts du volet santé de son programme.

Concernant la gratuité des soins pour les moins de 16 ans et la carte santé jeunes pour les 16-25 ans, la candidate met d'abord en avant son objectif: "Développer la prévention par la médecine scolaire et assurer l'accès aux soins pour tous les jeunes." Et de désigner sa priorité : "Je pense notamment à ce million d'enfants qui n'ont aucune couverture complémentaire. Il faut assurer une prise en charge intégrale des soins." Une mesure chiffrée par le Parti socialiste à 150 millions d'euros, comme le rappelle La Tribune (page 27).

Interrogée par le quotidien médical sur les revendications financières des médecins généralistes, Ségolène Royal qualifie de "surréaliste" le débat tarifaire. Certes, le mécontentement de la médecine générale est "naturel" face aux augmentations de revenus obtenus par certaines spécialités à l'occasion de la réforme de 2004. Mais la candidate ne veut pas faire de "promesses inconsidérées ", évoquant " la juste et pleine reconnaissance de la médecine de première intention" mais aussi "l'opposabilité des tarifs ".

"Sur la question du mode de rémunération, je n'ai jamais prôné le bouleversement du système actuel et la suppression de l'exercice libéral", dit-elle. Mais Ségolène Royal se dit favorable à l'expérimentation de formes de rémunérations mixtes (paiement à l'acte et forfait) dans les structures de soins installées dans les "déserts" médicaux. Le tout sans "mesures coercitives" mais sur la base d'un "pacte de confiance" avec les médecins. "Je veux être la présidente des Sécurités sociales, lance-t-elle dans une formule. Les médecins seront évidemment au coeur de ce combat."

François Bayrou : programme économe
La "social-économie" ? C'est le nouveau "concept" exposé vendredi par François Bayrou pour défendre son programme présidentiel. Le candidat UDF veut montrer que "son programme existe", rapportent Les Echos (page 2). "A lui la vertu budgétaire", résume La Tribune (page 25), "aux autres, c'est-à-dire Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, le concours de promesses et de dépenses nouvelles". Moqueur, Libération (samedi 24 février, page 12), estime que la "social-économie" est une "doctrine économique" qui emprunte "à la droite libérale (beaucoup) et à la gauche sociale (un peu) ".

François Bayrou entend se distinguer par un programme économique singulier, analyse La Croix (pages 2-3) : " Le coût de son projet est de zéro euro." Le candidat s'engage ainsi à ne présenter "aucune promesse qui ne soit pas entièrement financée par une économie correspondante ". Avec un engagement de "21 milliards d'euros de dépenses nouvelles", il compte réaliser "21 milliards d'économies ".

Plusieurs mesures doivent lui permettre de réduire les dettes de l'Etat : François Bayrou insiste sur l'instauration d'un "régime de retraite par points ", adopté par référendum et incluant les régimes spéciaux. Il souhaite ainsi revaloriser le minimum vieillesse et les petites retraites, en se fixant l'objectif de "90% du Smic à la fin du quinquennat", explique La Croix.

A lire aussi – La France championne d'Europe de l'absentéisme

Le titre de champion d'Europe de l'absentéisme au travail appartient à la France, annonce Le Parisien/Aujourd'hui (page 9). Le quotidien rend compte d'une étude réalisée par le cabinet de ressources humaines Saratoga et Price Waterhouse Coopers auprès de 14.400 entreprises. Avec un taux d'absence de 4,5% sur l'ensemble des jours travaillés, notre pays vient de doubler les Allemands, précédents détenteurs de ce record. Et cela même si une tendance générale à la baisse est observée.

Il faut dire que les absences au travail ont été surveillées de près par Bruxelles, signale le quotidien. Et chacun y a mis du sien pour dépister les fraudeurs. Ainsi, "dans l'Hexagone, la Sécurité sociale et le ministère de la Santé ont lancé une traque aux arrêts maladie de complaisance. Les salariés arrêtés sont plus susceptibles d'être contrôlés, et les médecins pas assez regardants encourent des sanctions".