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Palmarès des hôpitaux de L’Express : les cliniques mutualistes à l’honneur

Le classement des hôpitaux et cliniques de l'hebdomadaire L'Express (pages 42 à 67) distingue en priorité cette année les établissements qui ont choisi de développer la chirurgie ambulatoire. De nombreux établissements mutualistes sont à l'honneur de ce palmarès 2015.

Le palmarès 2015 des hôpitaux et des clinques de L'Express distingue les établissements qui ont développé la chirurgie ambulatoire. Raison évoquée : "Cette approche mo­derne de la chirurgie exige une excellente coordination de l'équipe soignante, gage en elle-même de la qualité des soins." Le palmarès de L'Express ( lexpress.fr/palmares/hôpitaux/) classe les cinquante premiers établissements pour les trente pathologies les plus fréquemment soignés en France, de l'AVC à la vésicule (ablation).

De nombreux établissements mutualistes sont à l'honneur. Ainsi, la clinique mutualiste Jules Verne de Nantes (Loire-Atlantique) obtient la 1re place pour chirurgie des hernies, la 5e pour la "chirurgie pelvienne majeure chez l'homme", la 7e position pour l'ablation de la vésicule biliaire et la 22e pour la chirurgie du sein (hors cancer).

L'Institut mutualiste Montsouris (IMM) de Paris se classe 2e pour la "chirurgie pelvienne majeure chez l'homme", 7e pour la chirurgie endoscopique de la prostate, 23e pour la chirurgie des valves cardiaques et 26e pour la chirurgie des artères coronaires. Autre établissement distingué : la clinique mutualiste de Saint-Etienne (Loire) obtient la 2e place pour la prothèse du genou et la 4e pour celle de la hanche, la 6e place pour la chirurgie des hernies et la 11e pour l'ablation de la vésicule.

Comme le précise L'Express, la chirurgie ambulatoire se révèle bénéfique pour les patients et pour les finances de la Sécurité sociale, qui prévoit d'économiser 100 millions d'euros dès 2015 grâce à cette pratique. Pour y parvenir, une disposition, incluse dans le PLFSS 2015, prévoit la création d'"hôtels hospitaliers" permettant à des patients éloignés de l'hôpital ou de la clinique de bénéficier de l'ambulatoire. La pratique commence à s'étendre aux enfants puisqu'une unité de chirurgie ambulatoire pédiatrique de seize places vient d'être créée à l'hôpital Trousseau, à Paris.

Pour leur part, les patients semblent satisfaits mais ils craignent de se retrouver poussés trop vite en dehors de l'hôpital, sans soins, ni suivi. Leur inquiétude est-elle justifiée ? Le Défenseur des droits n'a pas reçu de réclamations à ce sujet, ni la ligne "Sécurité soins écoute" du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), constate l'hebdomadaire.

Pour répondre aux interrogations des patients, en Picardie, les infirmières libérales ont monté un dispositif d'écoute avec le centre hospitalier Compiègne-Noyon (Oise). Depuis 2013, elles passent chez le malade le soir même de l'opération et le lendemain. "Notre intervention rassure et évite les réhospitalisations : la douleur est mieux maîtrisée", témoigne, dans L'Express (page 49), la responsable de ce dispositif, Marie-Odile Guillon.

La chirurgie ambulatoire permettra-t-elle de réduire durablement les dé­penses de santé ? Selon l'Association internationale pour la chirurgie ambulatoire (IAAS), cette pratique peut diminuer le coût des soins de 25 à 68%. Des économies qui bénéficient surtout aux hôpitaux. Les autorités sanitaires ont décidé de leur rembourser la même somme aux établissements, "qu'ils gardent leurs patients la nuit ou qu'ils les renvoient chez eux le jour même de l'intervention. Une mesure incitative destinée à accélérer le passage à l'ambulatoire pour un grand nombre d'actes", souligne l'hebdomadaire.

A lire aussi – Sécu étudiante : l'offensive du Sénat

Sur proposition de la sénatrice UMP du Val-de-Marne, Catherine Procaccia, la commission des Affaires sociales a voté mercredi une proposition de loi visant à "mettre fin d'ici à trois ans à la gestion de la couverture maladie obligatoire des étudiants par les mutuelles étudiantes", indique Le Parisien/Au­jourd'hui (page 10). Cette sénatrice propose que "les étudiants restent sur le régime de leurs parents au-delà de 18 ans, mais qu'ils soient affiliés à titre personnel pour préserver l'anonymat et la confidentialité des soins", explique-t-elle.

Les sénateurs de gauche n'ont pas voté ce texte, précisent Les Echos (page 5). Ils espèrent qu'une "solution rapide" sera trouvée pour La Mutuelle des étudiants (LMDE), placée sous administration provisoire en juillet. Une des pistes évoquées serait un adossement de cette mutuelle à la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), comme le souhaite le gouvernement.

Cette proposition de loi sera débattue en séance plénière au Sénat le 18 novembre puis, si elle est votée, examinée à l'Assemblée nationale qui pourrait revenir sur cette mesure.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)