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Objets connectés : le choix des compagnies d’assurance

Des assureurs testent de nouveaux services pour leurs garanties santé, automobile ou pour l'aide au maintien à domicile.

Les compagnies d'assurances cherchent actuellement à intégrer des données connectées dans leurs garanties, rapporte Le Monde. Generali a été, en la matière, un des pionniers en France. Depuis le 1er janvier 2017, les entreprises, qui ont souscrit une complémentaire santé collective auprès de cet organisme, peuvent proposer à leur personnel l’accès à un programme d’assurance comportementale, Vitality. "Le salarié qui souhaite l’intégrer doit évaluer son alimentation, son mode de vie, sa santé à travers un questionnaire en ligne, puis il se voit proposer des objectifs personnalisés. S’il les atteint, il cumule des points qui donnent droit à des bons d’achat dans plusieurs grandes enseignes", explique Le Monde.

Aujourd'hui, l’assureur reconnaît que "la mise en place prend du temps". "Sur les 100.000 entreprises clientes de Generali France, 1.800 ont choisi d’entrer dans le programme Vitality, mais 2.700 collaborateurs, seulement, ont accepté d’y participer", explique le quotidien.

"Les entreprises veulent d’abord convaincre les instances représentatives du personnel, qui freinent souvent, parce qu’elles ont besoin d’être rassurées sur la protection des données de santé des salariés", explique, dans Le Monde, Yanick Philippon, directeur des assurances collectives chez Generali France. "Les programmes fondés sur les objets connectés fonctionnent beaucoup mieux aux Etats-Unis, où les assureurs sont autorisés à réduire le montant des primes d’assurance santé pour récompenser les bons comportements. Compte tenu du coût de la santé outre-Atlantique, l’incitation est très forte", reconnaît-il.

L’aide au maintien à domicile des personnes âgées dépendantes constitue une autre finalité pour les objets connectés. Cardif, la filiale d’assurance de BNP Paribas, mène une expérience de santé connectée, en collaboration avec le service de gérontologie du CHU de Limoges. "Des capteurs placés sur les patients relèvent, à différents moments de la journée, une série de données (tension, mesures cardiaques…), analysées par un algorithme, qui peut déclencher une alerte auprès du médecin traitant", explique Le Monde.

Au printemps prochain, Generali France proposera à ses clients des lunettes "intelligentes", dont les capteurs peuvent détecter l’endormissement des automobilistes, et donc de prévenir des accidents de la route, annonce Le Monde. La plate-forme d’assistance de la compagnie lancera un test au printemps, afin d’alerter par téléphone les conducteurs somnolents, de les guider vers un lieu de repos ou un hôtel, ou de leur réserver un taxi.

Les Français accepteront-ils d’être sous la surveillance de ces capteurs ? "Les objets connectés, même les plus simples comme les ampoules, renvoient énormément d’informations d’ordre très privé : quand est-ce que nous sommes chez nous, combien de personnes sont dans la maison, etc. Le niveau d’intrusion est extrêmement fort, et on aimerait que les clients aient bien conscience qu’ils livrent leur vie entière", souligne, dans Le Monde, Nicolas Boudinet, directeur général adjoint de la Maif.

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John Sutton

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