Novembre, mois de l’économie sociale

Novembre est le mois de l'économie sociale et solidaire (ESS). Pour faire découvrir cette forme d'économie, 2.000 débats, ateliers, et journées portes ouvertes vont être organisés dans toute la France. Tous les événements sont sur le site : www.lemois-ess.org, précise L'Humanité, qui lui consacre un supplément : Les Rendez-vous de l'économie sociale et solidaire.
"Cela nous a paru naturel de travailler un partenariat avec le mois de l'ESS pour créer du lien entre les acteurs de la société civile, organisée d'un bout à l'autre du globe, explique, dans L'Humanité/Les rendez-vous de l'ESS (page III) Thierry Jeantet, président du Forum international de l'ESS. Il s'agit d'un bon moment pour donner à voir cette autre économie, aussi bien au niveau local que global."

Sous quelle forme des territoires très éloignés entre eux peuvent-ils échanger des expériences ? L'ESS est "transfrontière (…). Elle pratique un autre type de globalisation, répond Thierry Jeantet. Nous réfléchissons d'ailleurs à proposer aux banques coopératives, acteurs du “crowdfounding” ou microbanque de travailler ensemble pour mettre en place une sorte de plate-forme de financement international de l'ESS."

La crise économique favorise-t-elle l'idée que l'ESS peut incarner un autre modèle économique ?, interroge le quotidien. "L'ancien modèle dominant se fragilise. Le cumul des crises (alimentaires, climatiques, énergétiques, économiques, financières, sociales) favorise la prise de conscience, estime Thierry Jeantet. Comme l'économie sociale existe sur le terrain, l'attention des gouvernements se porte sur elle."

En France, certains entrepreneurs de l'ESS se plaignent de ne pas recevoir une aide comparable aux "start-up". "Quand l'entrepreneur social sera-t-il aussi chouchouté que le créateur high-tech ?", interroge, dans Libération (page 20), Nicolas Hazard, président du Comptoir de l'innovation. "Il faut des écosystèmes régionaux qui facilitent le développement des entreprises sociales", estime, pour sa part, Hugues Sibille, président de l'Avise, agence d'ingénierie spécialisée dans l'ESS.

Dans l'économie sociale, n'est pas manageur qui veut", affirme Le Monde dans son supplément Economie & entreprise (page 8), qui permet notamment de comprendre la distinction entre une entreprise du secteur marchand et celle du secteur social. "L'entreprise adapte sa stratégie à son modèle économique. Si j'ai un produit que je ne vends pas, j'arrête de le vendre. C'est tout l'inverse dans une association. Si je n'arrive pas à financer un projet, je ne vais pas pour autant l'arrêter, s'il correspond à un besoin crucial pour une frange de la société", indique Hervé Garrault, cofondateur de l'Association pour le développement du management associatif (Adema).

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"Une bouteille de sirop contre la toux, du paracétamol, un bain de bouche… les médicaments vendus sans ordonnance vont désormais pouvoir s'acheter en pharmacie, sans bouger de chez soi. Il suffira de se connecter sur Doctipharma", explique Le Parisien/Aujourd'hui (page 10), pour annoncer le lancement de ce site d'achat en ligne. Une soixantaine de pharmaciens, qui ont reçu l'accréditation de délivrer des médicaments sans ordonnance en ligne, sont déjà inscrits sur ce site.

"Ouvrir une officine en ligne est un vrai et lourd investissement. On ne peut pas imaginer que les 22.000 pharmaciens de France en aient le loisir", estime, dans le quotidien, Stéphanie Barré, directrice générale de Doctipharma.

"Il ne s'agit pas de vendre des médicaments par bennes entières, ni d'imaginer exploser son chiffre d'affaires avec cette part d'activité, assure, dans Le Parisien/Au­jourd'hui, Léon, pharmacien marseillais inscrit sur Doctipharma. Et cela n'a de sens que si, en même temps, je fais du conseil." Mais impossible de passer à côté du commerce en ligne. "Si je ne le fais pas, d'autres le feront, autant prendre les devants", explique-t-il.

John Sutton

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