croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Nouveau round pour le glyphosate

L'Union européenne doit voter aujourd'hui le maintien ou non de la licence d'utilisation du glyphosate. Commercialisé par la firme américaine Monsanto sous le nom de Round Up, ce désherbant est considéré comme cancérigène probable.

Pendant combien de temps encore le glyphosate sera-t-il utilisé en France ? La question est actuellement en débat, et pas seulement au niveau de l'Hexagone. Ce 9 novembre 2017, en effet, les 28 états membres de l'Union européenne doivent se prononcer sur la reconduction ou non de l'autorisation de cet herbicide décrié. Un sujet qui soulève la controverse, indiquait Le Parisien dans une précédente édition.

Vendu par la firme américaine Monsanto sous le nom de Round Up, le glyphosate est le désherbant le plus utilisé au monde, rappelle Le Monde. Or, en Europe, la licence qui permet son utilisation doit expirer le 15 décembre prochain. Les pays européens doivent donc voter pour sa réautorisation pendant cinq ans, contre dix précédemment.

Tous les pays ne voient pas du meilleur œil le renouvellement de cette licence, le glyphosate étant considéré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme "cancérogène probable" pour l'homme. C'est d'ailleurs pour ce motif qu'aux Etats-Unis, plusieurs centaines de personnes ont porté plainte contre Monsanto dans une action collective. Pour l'heure, prévient Libération, la France, l'Italie et la Belgique s'opposent au maintien du glyphosate pour cette durée alors que le Royaume-Uni et l'Espagne y sont favorables. L'Allemagne, de son côté, compte ne pas prendre part au vote.

Plus précisément, rapporte le quotidien, le ministre de l'Ecologie, Nicolas Hulot, a indiqué hier la position de la France : "Un bannissement dans trois ans, et ensuite deux ans d'écoulement des stocks, comme le prévoit la législation européenne." Selon ses déclarations récentes dans Le Parisien, ce délai permettrait de trouver des alternatives au Round Up et d'"aider ceux pour lesquels l’utilisation du glyphosate est indispensable".

Justement, annonce le quotidien, l'entreprise Osmobio localisée dans les Côtes-d'Armor "se bat depuis 2009 pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d'un désherbant naturel aussi efficace que les produits chimiques à base de glyphosate". Seulement, cette société bretonne ne pèse pas lourd face à Monsanto, surtout en matière de lobbying.

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)