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Nouveau front contre la résistance aux antibiotiques

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, a annoncé le lancement d'un programme contre l'antibiorésistance. Doté de 40 millions d'euros, il sera piloté par l'Inserm, afin de mener des recherches et de limiter la consommation des antibiotiques.

Depuis dix ans, le nombre de prescriptions d'antibiotiques n'a pas cessé de croître. D'après l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), citée dans Le Quotidien du médecin, il s'en est vendu 759 tonnes en 2017, ce qui représente 29,2 doses par jour pour 1.000 habitants. C'est un peu moins qu'en 2016, où on comptait 30,3 doses, mais plus qu'en 2007, où le nombre de doses s'élevait à 28,6, toujours pour 1.000 habitants.

Si la tendance globale est à la hausse, observe le quotidien, il est rassurant de constater qu'"elle se double d'un respect plus scrupuleux des règles de bon usage". De fait, les prescriptions des antibiotiques les plus générateurs d'antibiorésistance sont en baisse, selon l'assurance maladie, qui évalue à 340.000 les prescriptions de cette catégorie évitées l'an dernier.

Il n'empêche, les autorités médicales poursuivent leur lutte contre le recours systématique à ces traitements dont on connaît les effets de résistance. Contre l'antibiorésistance, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, a ainsi annoncé débloquer prochainement 40 millions d'euros dans le cadre d'un programme coordonné par l'Inserm. Celui-ci visera à "comprendre les mécanismes d'apparition et de diffusion des résistances et découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques". En parallèle, un nouveau logo sera apposé sur les boîtes afin d'alerter sur cette surconsommation d'antibiotiques.

Il faut dire, poursuit Le Parisien, que l’antibiorésistance est responsable de 5.500 décès annuels en France. Au niveau mondial, si rien n'est entrepris, ce sont 10 millions de personnes qui décèderont du fait de ces résistances en 2050.

"Dans ce tableau si noir, des patients se chuchotent un traitement de la dernière chance, miracle pour certains, la phagothérapie", annonce le quotidien. Cette médecine à base de "phages", fait intervenir "des virus naturels que l’on trouve partout, dans les sols, les eaux des lacs, des égouts et capables de manger les bactéries mêmes les plus coriaces, responsables d’infections des os ou des poumons".

Plusieurs patients, infectés par des bactéries désormais résistantes aux antibiotiques, ont été sauvés par cette technique. Très répandue en Géorgie, elle a été enterrée en France depuis les années 1980. "De nouveaux essais cliniques vont être menés", relève Le Parisien. Un comité de bilan est prévu en début d’année.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)