croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Niveaux des retraites : l’écart entre les hommes et les femmes se réduit mais…

Les femmes nées dans les années 1960 devraient mieux vivre leur retraite que leurs aînées. Si l'on en croit une récente étude de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (Cnav), les futures retraitées de 2029 partiront dans de meilleures conditions, et les écarts de niveaux de retraites par rapport aux hommes devraient se réduire.

Les femmes de cette génération auront en effet accumulé presque six années d'assurance de plus que celles nées dans l'immédiat après-guerre, rapportent Les Echos (page 3). Pour l'essentiel, cette évolution s'explique "par l'augmentation du taux d'activité féminin de génération en génération", note le quotidien. Ainsi, 78% des femmes nées en 1965 travaillaient à 35 ans, contre 65% de celles nées en 1945.

Les femmes nées entre 1944 et 1949, elles, ont non seulement beaucoup moins cotisé que leurs filles, mais ont aussi également accumulé des durées d'assurance inférieures à celles de leur mari. Le montant de leur pension s'en est donc trouvé affecté.

Par exemple, relèvent Les Echos, "celles qui sont nées en 1949, qui sont parties à 60 ans, ont interrompu leur carrière pendant deux ans et demi en moyenne", principalement en raison de leurs grossesses. Sur cette même période, les hommes se sont interrompus seulement deux mois. Pour celles qui ont cessé de travailler à 65 ans, la durée de l'interruption dans leur carrière a atteint les six ans, contre un an et demi pour les hommes.

Certes, nuance le journal économique, ces mères ont bénéficié de majorations d'assurance de deux ans par enfant, mais cela n'a pas suffi à combler l'écart salarial entre les deux sexes. La preuve : le montant des pensions des femmes qui ont pris leur retraite en 2009 (génération des personnes nées entre 1944 et 1949) est en moyenne inférieur de 33% à celui des hommes.

Selon la Cnav, le montant des pensions des femmes prenant leur retraite en 2029 "sera nettement meilleur, que ce soit pour les pensions les plus modestes ou les plus élevées". Et l'écart avec les hommes s'en réduira d'autant. D'autant que de leur côté, la situation va fortement se dégrader : ceux qui sont nés dans les années 1960 ont en effet connu la crise et les périodes de chômage, contrairement à leur parents. Globalement, annonce le quotidien, "l'écart de niveau de pension entre les sexes ne sera plus que de 24 % à la fin de la prochaine décennie". Un fossé lié aux inégalités salariales entre les sexes, qui, elles, persistent.

Dépassements d'honoraires : paramétrages difficiles de l'accord
La mise en place du dispositif visant à sanctionner les dépassements d'honoraires dans le cadre de l'avenant n° 8 à la convention médicale "n'a rien d'un parcours de santé". Comme le rappelle Le Figaro (page 18), l'exercice suscite même la grogne des syndicats de médecins.

La semaine dernière, la commission paritaire nationale s'est réunie afin d'établir "le nombre de praticiens pouvant réellement être sanctionnés pour dépassements excessifs". L'une des objections des médecins concerne le dépassement de 150% des tarifs de la Sécurité sociale. Aux yeux des syndicats de médecins, l'assurance maladie tendrait à faire de ce "repère" un "plafond". Pour Michel Chassang, le président de la CSMF, "l'assurance maladie veut transformer l'accord en machine à sanctionner", même si des tolérances sont accordées à certains praticiens de renommée ou à ceux de quelques départements où le coût de la vie est élevé. Reprise des discussions le 17 janvier.

Frédéric Lavignette