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Nicolas Sarkozy face aux patrons

"Sarkozy réussit son opération de séduction auprès des patrons", estiment Les Echos (pages 1 à 4). Le chef de l'Etat a rendu un hommage appuyé aux chefs d'entreprise, hier, lors de l'université d'été du Medef. Le président de la République a appuyé nombre de leurs revendications, comme celle d'un contrat de travail avec "séparation à l'amiable" entre salarié et employeur.

Il s'est également prononcé pour une dépénalisation du droit des affaires avant d'annoncer qu'il interdirait les dénonciations anonymes dans le domaine fiscal.

Le chef de l'Etat s'est également engagé à aller "beaucoup plus loin" dans l'assouplissement des 35 heures. Son objectif est de "redonner des marges de manoeuvre plus importantes à la politique salariale", souligne Le Figaro en "une". Ce quotidien se réjouit que "Nicolas Sarkozy place l'entreprise au coeur de son projet économique".

La tonalité est différente à Libération. "Sarkozy, les mains vides", estime ce quotidien (page 12), pour qui le président de la République a annoncé des "mesurettes en guise de réforme". L'Humanité (pages 1 à 4 ) retient surtout "la liberté de licencier" et "l'ouverture des magasins le dimanche", qui constituent pour le quotidien communiste "une violente charge antisociale".

Parmi les annonces faites, la presse retient également la fusion des réseaux opérationnels de l'ANPE et de l'Assedic pour la fin de l'année ou encore l'élargissement du crédit d'impôt recherche. Cette dernière mesure a été annoncée le 24 août par Christine Lagarde, ministre de l'Economie.

Dans son discours, Nicolas Sarkozy n'a pas fait allusion à la réforme des retraites, "au lendemain du pavé dans la mare jeté par la présidente du Medef sur l'allongement à 62 ans en 2020, de l'âge légal de départ", souligne Philippe Mabille, journaliste à La Tribune (page 26).

Le chef de l'Etat pourrait évoquer cette question lors du discours qu'il doit prononcer le 18 septembre prochain au Sénat, devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

Les déclarations du président de la République ont été diversement appréciées. "Très beau discours de campagne électoral et très mauvais discours de responsable politique", juge le socialiste Michel Sapin dans L'Humanité (page 3).

"Discours assez creux et pauvre sur le plan des propositions", estime pour sa part Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT chargé des questions économiques, dans Le Figaro-économie (page 23).

Pour sa part, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, décèle "quelques points positifs, comme la nécessité d'augmenter le pouvoir d'achat". Plus enthousiaste, Laurence Parisot, présidente du Medef, estime que le discours du chef de l'Etat constitue "un moment historique".

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Bertrand Fragonard, président du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, et Raoul Briet, membre du collège de la Haute Autorité de santé, devraient remettre ces jours-ci leur rapport sur les conditions de mise en oeuvre du "bouclier sanitaire", indique Le Quotidien du médecin d'hier (page 3).

Ce dispositif institue une franchise globale au-delà de laquelle les soins pourraient être pris intégralement en charge par le régime obligatoire. Selon ce quotidien, cette franchise pourrait être "définie de manière uniforme" (forfaitairement) ou bien calculé "en fonction du revenu des ménages, comme l'ont décidé d'autres pays", l'Allemagne et la Belgique par exemple.

En raison de l'instauration de trois nouvelles franchises médicales, le "bouclier sanitaire" ne sera sans doute pas inscrit dans le PLFSS 2008, note Le Quotidien du médecin. En outre, la Cnam ne dispose toujours pas d'une base de données sur les revenus des assurés sociaux, comme l'a souligné à plusieurs reprises son directeur général, Frédéric Van Roekeghem.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)