Nicolas Sarkozy : économiser 13 milliards d’ici 2016

Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle 2012.

Financement

Le programme de Nicolas Sarkozy vise le retour à l’équilibre des comptes publics d’ici 2016. Le financement du système de protection sociale sera modifié via le mécanisme de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) "anti-délocalisations", récemment voté au Parlement et dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er octobre.

Le dispositif consiste à réduire les cotisations sociales patronales affectées à la branche famille afin d’accroître la compétitivité des entreprises. Ce manque à gagner sera compensé par une hausse de 1,6 point du taux normal de TVA, qui passera ainsi de 19,6% à 21,2%, et une augmentation du prélèvement social portant sur les revenus du patrimoine et les produits de placement.

Concernant l’assurance maladie, Nicolas Sarkozy compte réaliser 13 milliards d’euros d’économies entre 2013 et 2016. Ce résultat reposera, selon lui, "sur le maintien, chaque année, d’un objectif de progression des dépenses d’assurance maladie (Ondam) à 2,5%, soit le niveau de progression de 2012", autrement dit sur "la poursuite des efforts engagés".

Organisation des soins

Le candidat président propose de "créer 750 maisons de santé pluridisciplinaires supplémentaires pour lutter contre les déserts médicaux". Il en existe actuellement "230, dont 190 en zone rurale" selon le site de campagne de l’actuel chef de l’Etat. Ce dernier se prononce aussi en faveur de la poursuite des "efforts de bonne gestion à l’hôpital".

Dans le détail, il souhaite voir se développer la chirurgie ambulatoire ainsi que des maisons de soins à proximité des hôpitaux, où exerceraient des médecins libéraux, afin de "désengorger" les urgences. Selon lui, 2,5 milliards d’économies pourraient ainsi être obtenues d’ici 2016, soit "le même niveau d’effort" que celui réalisé entre 2008 et 2012.

Régulation

Nicolas Sarkozy estime que l’évolution des modes de rémunération des médecins doit se poursuivre. Il juge notamment que la prévention est "un service public" qui doit être rémunéré et qu’il "faut rendre du temps médical aux médecins". Il indique encore ne pas croire à la contrainte pour influer sur la répartition géographique des médecins et réitère sa volonté de limiter les dépassements d’honoraires : "On en discutera avec les organisations syndicales représentatives des médecins."

Le candidat émet également plusieurs propositions portant sur le médicament. Quelque 500 millions d’euros d’économies proviendraient de la suppression du tiers payant pour les patients refusant un générique quand il est disponible. Il projette d’économiser 1,5 milliard d’euros d’ici 2016 grâce à "l’amélioration des prescriptions en matière d’arrêt de travail et de transports sanitaires". Enfin, le "durcissement de la lutte contre la fraude sociale", avec notamment avec la carte Vitale biométrique, aurait un rendement de 1 milliard sur la même période.

Lorsque "nous serons revenus à l’équilibre, conclut Nicolas Sarkozy, nous pourrons proposer de nouvelles réponses pour les dents et les lunettes."