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Négociations sur le pouvoir d’achat : déception des fonctionnaires

Le gouvernement a proposé hier de mettre en place pour les fonctionnaires un dispositif de "garantie individuelle du pouvoir d’achat". Une initiative qui déçoit fortement les syndicats, lesquels sont favorables à une augmentation générale des salaires, résume le quotidien Les Echos (page 4). Après plus de deux heures de négociations sur le "maintien du pouvoir d’achat" des fonctionnaires, le ministre de la Fonction publique, Eric Woerth, n’a pas annoncé de revalorisation du point d’indice (base de calcul des salaires). Il a renvoyé les discussions sur le sujet "à partir du 15 janvier", précise La Tribune (page 26).

Le ministre a présenté un mécanisme qui permettrait de corriger la situation des 17% des agents qui ont perdu du pouvoir d’achat entre 2000 et 2005. Il s’agit essentiellement de fonctionnaires de plus de 50 ans ou de catégorie C. "Une mesure à la fois lisible politiquement et peu coûteuse pour l’Etat", commentent Les Echos. "Aucune personne ne peut travailler pour l’Etat et en même temps perdre de l’argent", a expliqué le ministre. Le nouveau dispositif entrera en vigueur dès 2008 et "pour le quinquennat". Il représenterait "plusieurs centaines de millions d’euros sur l’ensemble des trois fonctions publiques" : Etat, collectivités territoriales et hôpitaux.

Ce dispositif a été rejeté en bloc par les syndicats de fonctionnaires. "Le gouvernement reste sourd aux revendications. On est sur des mesures parcellaires et individualisées et il n’y a aucune mesure chiffrée", déplore Jean-Marc Canon (CGT), qui propose une grève "dès le mois de janvier" (La Tribune). "Personne n’est satisfait, on n’a pas engagé de négociations", résume Gérard Aschieri (FSU). Ce dernier ajoute : "On nous donne de l’aspirine sans traiter les causes de la maladie" (Les Echos).

"On nous annonce que les heures supplémentaires seront payées, ce qui est un dû, et il faudrait en plus applaudir. Il y a 5 millions d’heures sup à l’hôpital et 2 millions chez les policiers qui attendent d’être réglées", s’indigne Elisabeth David (Unsa) dans Libération (page 14). Selon Les Echos, le gouvernement proposera des négociations en janvier aux syndicats des personnels hospitaliers sur un dispositif pérenne de paiement des RTT et des heures supplémentaires.

A lire aussi dans la presse - Pas de tolérance pour les fumeurs

L’interdiction de fumer dans les bars, tabacs, restaurants, discothèques et casinos sera appliquée dès le 1er janvier et il n’y aura "pas de tolérance", a réaffirmé hier la ministre de la Santé, rapporte La Croix (page 7). "Si vous rentrez de votre réveillon et que vous voulez prendre un petit noir au bistrot en bas de chez vous, s’il est ouvert, vous n’aurez pas le droit de fumer dans cet établissement", a expliqué Roselyne Bachelot.

Qui veillera à faire respecter cette interdiction ? "Ce sont les policiers, les gendarmes, les médecins de santé publique, agents de salubrité de la ville de Paris", répond la ministre dans Le Figaro (page 8). De leur côté, les syndicats de police refusent l’idée d’une répression systématique. "Il n’est pas question de matraquer les gens dès le 1er janvier, mais de privilégier la pédagogie et la dissuasion", assure un responsable du Syndicat général de la police. "Le problème n’est pas d’ennuyer qui que ce soit, c’est d’éviter 66.000 morts par an par tabagisme actif et plus de 5.000 morts par an par tabagisme passif", a conclu la ministre de la Santé.

Toujours dans le domaine du tabagisme, le Champix®, commercialisé par laboratoire Pfizer, est sous surveillance. En effet, l’Agence européenne du médicament (Emea) a diffusé hier une mise en garde aux professionnels de santé et aux patients sur le risque d’idées suicidaires ou de tentatives de suicides pouvant survenir chez les personnes souhaitant arrêter de fumer avec Champix®, souligne Le Parisien/Aujourd’hui (page 14). Cette autorité sanitaire a demandé à Pfizer de modifier la notice du produit avant le 19 décembre.

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)