croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Mobilisation des fonctionnaires pour la défense du service public

Les trois Fonctions publiques appellent ce mardi 7 mars 2017 à un mouvement de grève pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail. La santé, à l'origine du mouvement, réclame notamment davantage de moyens pour assurer sa mission de service public.

Ce n'est peut-être qu'un hasard du calendrier, mais alors que le ministère de la Fonction publique doit présenter, ce mardi 7 mars 2017, vingt-quatre projets pour "la Fonction publique de demain", les fonctionnaires feront grève et défileront dans les rues pour la défense du service public.

Les projets présentés aujourd'hui visent à améliorer l'organisation du travail, expliquent Les Echos (page 2). "Plate-forme d'entraide, d'échanges et de partage de compétences, formation, covoiturage…", sont quelques-unes des pistes retenues par le ministère, lesquelles ont été élaborées par des agents des trois Fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière). Celles-là mêmes qui manifesteront.

"Santé en tête, les fonctionnaires veulent se faire entendre des candidats à la présidentielle", rapporte Le Figaro (page 21). A l'appel de l'intersyndicale (FO, Sud et la CGT), les personnels soignants et administratifs des établissements de santé publics ont été les premiers à se mobiliser, suivis des autres agents. Car tous protestent contre la dégradation de leurs conditions de travail, indique le quotidien : "Rémunération, temps de travail, coupes dans les effectifs."

A l'hôpital, note 20 minutes, "la racine profonde du malaise, c'est le manque d'effectifs". Preuve en est, "on rappelle constamment les personnels sur leurs jours de congés", raconte Mireille Stivala, secrétaire générale de la Fédération santé et action sociale à la CGT.

D'où l'interpellation à destination des candidats et la demande de moyens immédiats supplémentaires à la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Les syndicats réclament notamment l'abandon du plan triennal d'économies de 3,5 milliards d'euros, écrit Le Figaro (page 21). De même que la suppression des groupements hospitaliers de territoire (GHT), mis en place par la loi Santé.

Des promesses pour les agents médicaux, il y en a eu en décembre dernier, rappelle 20 minutes. "Pour calmer les esprits du milieu hospitalier", des "unités dédiées au personnel avec psychologues et assistants sociaux au sein des hôpitaux" ont été créées. Un médiateur national a même été nommé et une concertation sur la revalorisation des astreintes a également été ouverte. Mais "cela semble ne plus suffire", constate le quotidien gratuit.

Dans un autre registre, la Fonction publique territoriale et la Fonction publique d'Etat comptent elles aussi protester contre les baisses d'effectifs qui les affectent. Elles s'opposent également à la mutualisation des services, et cela alors que plusieurs candidats à la présidentielle ont annoncé de sérieuses coupes budgétaires et des suppressions d'emplois. Or, observe La Croix, "l'idée de réduire drastiquement la sphère publique ne suscite pas une forte adhésion" des Français car ces derniers "restent très attachés à leurs services publics".

A lire aussi dans la presse

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)