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Menaces de boycott sur le tiers payant généralisé

La généralisation du tiers payant pour les bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé (ACS) et ceux de la CMU doit entrer en application mercredi prochain. Tout au moins si les médecins ne suivent pas les consignes qui ont été lancées par la majeure partie des syndicats médicaux.

Ainsi, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), premier syndicat de la profession, a "appelé ses adhérents à la désobéissance civile", indique Le Parisien/Aujourd’hui (page 7), sous prétexte que cette disposition serait "en l’état actuel inapplicable", et qu’elle est synonyme de "dérive bureaucratique".

Selon son président, Jean-Paul Ortiz, les médecins vont devoir "vérifier les droits des patients et leur mise à jour, vis-à-vis de l’assurance obligatoire mais aussi de l’assurance complémentaire. Ils devront enfin s’assurer que l’assurance complémentaire fait partie des complémentaires agréées pour l’ACS".

Le sentiment analogue à la Fédération des médecins de France (FMF). Même si ce syndicat se déclare favorable au tiers payant social, il pose comme exigence "que le guichet soit unique et les conditions d’applications simples". "J’ai dit au directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie que tant que le bénéfice de l’ACS ne figurerait pas sur la carte Vitale, notre syndicat ne l’appliquera pas", indique son président, Jean-Paul Hamon.

Du côté de MG France, la mesure est considérée comme "compliqué à mettre en œuvre". Pour autant, le syndicat n’appelle pas au boycott, ni au "bras de fer qui ne simplifiera pas la vie des bénéficiaires de l’ACS, qui devront continuer d’avancer les frais", commente Le Parisien/Aujourd’hui A ce titre, précise le quotidien, "1,5 million de personnes bénéficient de l’ACS, mais trois millions seraient éligibles."

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)