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Médicament : les pistes d’économies pour 2017

"Le coût de l'innovation sera-t-il fixé par la loi, à l'occasion du vote du budget de la Sécurité sociale pour 2017 ? (…) C'est l'une des questions que devra trancher Marisol Touraine, la ministre de la Santé, avant fin septembre ", indique le site des Echos.

A la fin de l'année 2016, le "taux W" arrive à expiration. "Ce mécanisme a été voté en 2014 pour limiter le coût astronomique des médicaments innovants contre l'hépatite C. Au-delà de 700 millions d'euros remboursés par l'assurance maladie, le chiffre d'affaire des traitements dans cette classe thérapeutique est taxé de façon dissuasive", précisent Les Echos. La mesure s'est révélée efficace, mais elle a été prise à titre provisoire. Or, les dépenses liées aux traitements innovants de l'hépatite C ne sont pas près de diminuer.

Marisol Touraine a promis de rendre "universel" l'accès à ces médicaments, dès septembre. Des négociations sont en cours avec les trois laboratoires concernés afin d'obtenir des baisses de prix sensibles. Selon le quotidien économique, la ministre de la Santé pourrait être tentée de reconduire, voir d'étendre, le "taux W" aux immunothérapies contre le cancer qui arrivent sur le marché et qui pourraient coûter 100.000 euros par an et par patient !

Autre piste : la clause de sauvegarde. Il s'agit d'un prélèvement sur les ventes de l'ensemble des médicaments remboursés, effectué au-delà d'un certain rythme d'augmentation. Si le chiffre d'affaires ne recule pas d'au moins 1%, il est taxé. "Intolérable !" estime le Leem (industriels du médicament), qui réclame un alignement sur l'Ondam (+ 1,75%).

Le Leem déplore que "la France soit le seul pays d'Europe à ne pas avoir affiché de croissance de son chiffre d'affaires, confirmant une tendance qui dure depuis quatre ans", indique Le Figaro.

Selon les industriels du médicament, entre le développement des génériques et les déremboursements, les baisses des prix ont conduit à 900 millions d'euros d'économies, en 2015. Le Leem dénonce la taxation spécifique sur le chiffre d'affaires des laboratoires, qui est passée de 3,6% à 6,3% entre 2011 et 2015, alors que la croissance des ventes s'est réduite, conduisant à "une érosion de la rentabilité du secteur".

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John Sutton

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