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Martine Pinville installe le nouveau Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire

Martine Pinville, secrétaire d’Etat en charge de l’Economie sociale et solidaire (ESS), entourée par une grande partie du nouveau Conseil supérieur de l’ESS.

La secrétaire d'Etat en charge de l'Economie sociale et solidaire (ESS), Martine Pinville, a installé le 8 octobre le nouveau Conseil supérieur de l'Economie sociale et solidaire (CSESS). Celui-ci doit notamment promouvoir cet "autre modèle économique", élaborer une stratégie de développement et rédiger un guide de bonnes pratiques.

Asseoir l'économie sociale et solidaire (ESS) comme "un autre modèle économique, un modèle qu'il faut promouvoir" : telle est l'ambition affichée le 8 octobre par Martine Pinville, secrétaire d'Etat en charge de l'Economie sociale et solidaire lors de l'installation du nouveau Conseil supérieur de l'économie sociale et solidaire (CSESS).

Cette instance, renouvelée par la loi du 31 juillet 2014 puis par un décret du 25 juin 2015, devra "impulser cette dynamique" en élaborant "une stratégie de développement de l'ESS et rédiger un guide des bonnes pratiques pour toutes les entreprises de ce secteur d'activité", nous a indiqué Martine Pinville. "C'est un beau challenge !", lance-t-elle.

A l'occasion de cette première rencontre, les 71 membres issus des différentes familles de l'ESS (mutuelles, coopératives, associations…) ont pu débattre ensemble des thématiques prioritaires et fixer un rythme de travail (lire encadré). L'objectif est de débuter l'ensemble des travaux dès le mois de novembre, dans le cadre du mois consacré à l'ESS. Si le CSESS doit se réunir au minimum trois fois par an, la secrétaire d'Etat prévoit d'ores et déjà une prochaine réunion "au mois de décembre". "Il faut que ça aille assez vite", prévient Martine Pinville. La sortie du guide de bonnes pratiques est escomptée au plus tard à l'été 2016.

Organisation pyramidale

Parmi ses autres missions, le CSESS est chargé d'assurer "le dialogue entre les acteurs de l'ESS et les pouvoirs publics nationaux, et européens", rappelle le ministère. Il devra également rendre un avis consultatif sur les textes législatifs et réglementaires ayant un impact sur l'ESS. Par ailleurs, le CSESS doit veiller à l'égalité femmes-hommes et promouvoir ce secteur d'activité auprès des jeunes, qui sont "porteurs de nouveaux modèles", explique Martine Pinville.

La promotion de l'ESS ne s'arrêtera pas à l'échelon national. Après l'installation du CSESS, "l'organisation pyramidale" des structures de l'ESS se déclinera dans les régions avec l'adoption de nouveaux statuts pour les chambres régionales de l'économie sociale (Cress) dont le réseau est animé et représenté par le Conseil national des Cress (CNCRES).

Enfin, pour mieux identifier et promouvoir l'ESS, "il faudra aussi que les schémas régionaux de développement économique des régions intègrent cet autre modèle économique", réclame Martine Pinville.

Quatre représentants de la FNMF au CSESS

Le Conseil supérieur de l'économie sociale et solidaire (CSESS) est composé de 71 membres, nommés pour trois ans. Cette instance a veillé au respect de la parité entre les femmes et les hommes et intégré une quinzaine de jeunes dans son effectif. Les personnes désignées représentent les différentes familles de l'ESS, notamment les mutuelles, les coopératives, les associations et les fondations.

La Mutualité Française compte quatre représentants  : Roland Berthilier, secrétaire général de la FNMF, Dominique Joseph, trésorière générale adjointe de la Mutualité Française, Emmanuel Roux, directeur général de la FNMF, et Anne Pfersdorff, de la Mutuelle nationale territoriale (MNT) et, par ailleurs, présidente du Centre des jeunes dirigeants de l'économie sociale et solidaire (CJDES). A noter que Roland Berthilier a été élu au bureau du CSESS, installé le 8 octobre.

Consulter la liste intégrale des membres du CSESS

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)