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Marisol Touraine annonce un plan national en faveur de l’IVG

Selon les termes de la ministre de la Santé rapportés par Le Monde de samedi (page 14), il s'agit d'"une deuxième étape". Quarante après le vote de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG), Marisol Touraine a en effet annoncé vendredi la mise en place d'un programme national visant à renforcer la législation mise en place par Simone Veil.

Les nouvelles mesures présentées depuis l'hôpital Delafontaine (Seine-Saint-Denis) s'inspirent de "Frida", un plan conçu par l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France afin de réduire les iné­galités d'accès à l'avortement sur la pé­riode 2014-2017, explique Le Figaro de sa­medi 17 (page 11).

A partir de ce modèle, rapporte le quotidien, chaque ARS, après avoir identifié les déficits de l'offre de soins dans sa région, mettra en place un programme défini sur des objectifs fixés avec les établissements de santé.

Pour la ministre de la Santé, l'IVG doit désormais être "considérée comme une activité médicale à part entière", et reposer sur une gratuité intégrale. Ainsi, écrivent Les Echos (page 5), au même titre que l'avortement lui-même, remboursé intégralement depuis 2013 par la Sécurité so­ciale, les actes qui lui seront associés comme les consultations, les échographies ou les examens biologiques le seront également.

Ensuite, poursuit Libération de samedi (page 21), "pour assurer une plus grande fluidité du parcours vers l'IVG, la ministre promet la mise en place d'une procédure pour les avortements entre 10 et 12 semaines de grossesse, qui doivent être pratiquées en urgence, car au plus près du terme légal".

Marisol Touraine propose aussi que les sages-femmes puissent réaliser des IVG médicamenteuses, ajoutent Les Echos. Actuellement, "elles sont possibles jusqu'à 7 semaines d'aménorrhée en ville, et jusqu'à 9 semaines en établissement de santé", complète Le Figaro.

Les médecins des centres de santé pourront de leur côté réaliser des IVG instrumentales.

Enfin, pour répondre aux questions sur la sexualité, la contraception et l'IVG, un numéro national unique d'appel sera créé en septembre et s'accompagnera d'une campagne nationale d'information.

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En matière de santé, qu'ils soient médecins ou patients, les Français semblent plutôt sensibles aux promesses des nouvelles technologies. Un sondage réalisé pour Le Figaro, France Inter et la chaire santé de Sciences-Po, indique en effet que 81% des praticiens et 72% de leurs patients se disent persuadés que la santé connectée est "une opportunité pour la qualité des soins".

Il faut dire que les appareils électroniques reliés à Internet proposent un large éventail d'options permettant de contrôler sa pression artérielle, sa fréquence cardiaque, la saturation du sang en oxygène, de mesurer les comportements (nombre de cigarettes fumées, d'heures de sommeil passées, de kilomètres effectués), voire de programmer la prise de médicaments. Certaines de ces données peuvent de surcroît parvenir directement dans la boîte mail de son médecin.

A en croire le sondage rapporté par le quotidien (page 9), les Français commencent à se familiariser avec cet univers et différencient désormais les dispositifs médicaux des simples appareils grand public. Ainsi, ils seraient "29% à utiliser régulièrement des objets connectés courants, comme la balance ou les applications sportives sur smartphone. Enfin, 70% des personnes souffrant de maladie chronique ou d'affection longue durée se déclarent prêtes à être équipés de dispositifs connectés médicaux dans le cadre du suivi de leur pathologie".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)