En marche ! en force vers l’Assemblée nationale

A l'issue du premier tour des élections législatives, le parti du nouveau chef de l'Etat, Emmanuel Macron, s'impose. On estime à plus de 400 le nombre de sièges que les candidats de La République en marche ! pourraient obtenir dimanche prochain.

Après le premier tour des élections législatives qui s'est tenu dimanche 11 juin 2017, l'hémicycle est en passe de changer de physionomie. Lancé il y a à peine un an, le parti d'Emmanuel Macron, La République en marche (LREM), est en effet susceptible d'obtenir l'essentiel des sièges, avec le soutien du Mouvement démocrate (MoDem).

Selon les derniers résultats, indique Le Monde, LREM et le MoDem obtiendraient entre 415 et 455 sièges (32,32% des suffrages), loin devant Les Républicains (LR) et ses alliés, qui en décrocheraient entre 70 et 110 (21,56% des suffrages), et le Front national, crédité de 3 à 10 sièges (13,20%).

Pour ce qui est de la gauche, le Parti socialiste et ses alliés pourraient espérer entre 20 et 30 élus (9,51%), alors que la France insoumise table sur 8 à 18 sièges (11,02%).

En résumé, indique Le Figaro, "Emmanuel Macron est en marche vers une majorité écrasante".

Toutefois, le plus fort des scores obtenus hier n'a pas été le sien, mais celui de l'abstention : 51,29%. Une première depuis le début de la Ve République en 1958, souligne Le Parisien.

De fait, nombre de triangulaires seront impossibles puisqu'"il faut un nombre suffisant de suffrages au moins égal à 12,5% du nombre d'inscrits dans la circonscription pour accéder au second tour", rappelle le quotidien.

Ce succès de La République en marche a eu pour conséquence de "sortir de l'arène politique" de nombreux ténors dès le premier tour, observe Libération.

Parmi ceux-là, d'"anciens membres du gouvernement Hollande ont payé un tribut particulièrement cher". Exemples : Aurélie Filippetti, députée socialiste de Moselle, éliminée avec 11,8% des suffrages, Ségolène Neuville l'ancienne ministre des Personnes handicapées, Christian Eckert (Budget), Mathias Fekl (Intérieur), Emmanuelle Cosse (Logement) ou encore Benoît Hamon (Education). Pour sa part, Myriam El Khomri, l'ex-ministre du Travail, est en ballottage défavorable dans la 18e circonscription, tandis que l'ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, est en ballottage favorable dans la 3e circonscription de l'Indre-et-Loire avec 28,54%, ajoutent Les Echos.

A droite, enchaîne Le Figaro, Rama Yade est éliminée dans la 1re circonscription du Loir-et-Cher avec 5,65% des voix, tout comme Henri Guaino, dans la 2e circonscription de Paris, avec 5% des voix. La candidate  Nathalie Kosciusko-Morizet, aussi dans la 2e, est en ballotage défavorable.

Quant aux actuels ministres, six d'entre eux devront faire leurs preuves au deuxième tour, écrivent encore Les Echos. Parmi eux, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, arrivé en tête dans l'Eure avec 45% des voix, Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes, créditée de 41,27% des voix dans la 11e circonscription de Paris, ou encore Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des territoires, qui a obtenu 33,93% des voix dans la 6e circonscription du Finistère.

Ceux qui seront battus, précise le quotidien, devront démissionner de leur ministère, au nom de la "tradition républicaine", qu'a rappelée le Premier ministre, Edouard Philippe.

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Frédéric Lavignette

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