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Maladies contractées à l’hôpital : une première cartographie

Le ministère de la Santé a présenté, le lundi 6 février, un indicateur qui mesure les efforts réalisés par les hôpitaux pour lutter contre les infections nosocomiales. Cette première cartographie est accessible au grand public sur Internet. Mais au-delà de cette toute première évaluation, il faudra attendre 2007 pour connaître le classement des hôpitaux en fonction de leurs résultats.

Mise en place d’un comité de lutte contre les infections nosocomiales (Clin), désignation de responsables "hygiène", formation du personnel, surveillance des infections… le ministère de la Santé vient de publier un indicateur qui classe les hôpitaux en fonction des moyens qu’ils mettent en œuvre pour lutter contre les infections nosocomiales. Ces infections, contractées à l’hôpital, sont aujourd’hui à l’origine de 4 000 décès par an, selon la Haute autorité de santé. Elles touchent 7% des patients à différents degrés de gravité.

Chaque établissement est noté de A à E, en fonction de 31 critères d’évaluation. Mais attention : cet indicateur ne reflète pas le risque infectieux ! Il témoigne simplement des moyens de prévention mis en œuvre par les établissements pour lutter contre les infections nosocomiales. Il ne faut donc pas interpréter ces "scores" comme un palmarès des hôpitaux à risque.

Un premier avertissement pour les hôpitaux

En livrant ce premier indicateur au grand public, le message du ministère de la Santé est clair : les hôpitaux sont "invités" à mettre en place rapidement les moyens prévus par le programme national de lutte contre les infections nosocomiales. D’ici à 2007, quatre autres indicateurs devraient en effet être publiés. Parmi eux, deux chiffres intéresseront plus particulièrement les médias et le grand public : le taux des infections du site opératoire (ISO) et le taux de staphylocoques dorés résistants à la méticilline (antibiotique).

Ces deux indicateurs rendront réellement compte du risque infectieux des établissements de santé. Restera toutefois à pondérer ces résultats en fonction des établissements, de leur taille et de leur spécialité : un centre hospitalier universitaire (CHU) avec une importante activité de chirurgie aura probablement un taux d’infection bien supérieur à un petit établissement gériatrique de long séjour !