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Maladie d’Alzheimer : l’activité physique retarde son évolution

L'activité physique retarde l'apparition des symptômes de la maladie d'Alzheimer, même après 65 ans, selon plusieurs études américaines et australiennes publiées dans le Journal of Alzheimer's Disease, rapporte Le Figaro. Chez les personnes déjà malades, elle ralentirait également le déclin cognitif.

Les chercheurs à l'origine de ces études ont analysé les résultats obtenus par 876 patients de plus de 65 ans, participant à une vaste enquête, lancée en 1989, auprès de 6.000 patients. En moyenne âgés de 78 ans, ces volontaires devaient se soumettre chaque année à une série de tests cognitifs pour vérifier les performances de leur cerveau. Ceux-ci étaient complétés par des questionnaires sur leur niveau d'activité physique et par des IRM visant à évaluer leur quantité de matière grise.

"Les résultats confirment une meilleure préservation neuronale pour le quart des patients les plus sportifs", qui pratiquaient régulièrement différentes activités : marche, tennis, natation, vélo, danse, golf ou jardinage, écrit Damien Mascret, qui signe également un article sur la difficulté pour les médecins de diagnostiquer avec précision le début de la maladie d'Alzheimer chez un patient.

"Sur une période de cinq ans, ajoute Le Figaro, ceux qui avaient augmenté leur niveau d'activité et vu leur quantité de matière grise s'accroître en conséquence, avaient moins de risque de présenter des troubles de la mémoire ou la maladie d'Alzheimer."

Tous les déclins cognitifs ne sont toutefois pas imputables à la maladie d'Alzheimer, prévient Damien Mascret. Il existe d'autres causes à ce déclin, comme l'âge avancé, l'hypertension artérielle, ou encore le profil génétique du patient.

Cela signifie que l'activité physique peut avoir un effet bénéfique sur le déclin cognitif, même si elle n'agit pas directement sur la maladie d'Alzheimer elle-même, qui continue forcément de progresser. Au final, note Le Figaro, "tout ce qui ralentit l'aggravation apparente des symptômes est bon à prendre".

L'activité physique, et plus globalement une bonne hygiène de vie, peut donc contribuer à atténuer les symptômes, en complément par exemple d'un traitement antihypertenseur visant les lésions cérébrales causées par l'hypertension artérielle.

Autre observation des chercheurs, conclut Le Figaro : les personnes "dont la réserve cognitive est la plus importante, grâce à une activité intellectuelle soutenue par exemple, verront se manifester les premiers signes de déclin cognitif bien plus tard, même s'ils n'y échappent pas".

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