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Maladie cardiaque : reprendre son souffle dans la Creuse !

Le centre médical Alfred-Leune, près de Guéret (Creuse), accueille des patients après un infarctus ou une opération cardiaque. A l’issue de leur hospitalisation, ils suivent durant trois semaines un programme de réadaptation à l’effort, bénéficient d’une aide au sevrage tabagique et d’un suivi psychologique. Découvrez ce reportage du mensuel Mut'echo.

Perché en pleine nature, un im­posant bâtiment en granit sur­plombe un lac. C’est dans un cadre verdoyant, au coeur du Limousin, à Sainte-Feyre, près de Guéret (Creuse), que se trouve le centre médical national Alfred-Leune. Cet établissement de réadaptation et de soins de suite en cardiologie et pneumologie, géré par la Mutuelle générale de l’Edu­cation nationale (MGEN), est un ancien sanatorium ouvert en 1906. Aujour­d’hui, il accueille, après leur hospitalisation, des patients victimes d’un infarctus ou ayant vécu une opération cardiaque (pontage, greffes, chirurgie valvulaire...).

Pendant trois semaines, ces résidents suivent un programme de réadaptation en cardiologie, ainsi que des séances d’éducation thérapeutique. Une durée conforme aux critères de qualité de la prise en charge définis par les experts. L’objectif est de leur permettre de récupérer leurs capacités physiques et psychiques en vue de faciliter le retour à domicile. "Nous souhaitons devenir un centre régional de référence en cardiologie", souligne son directeur, Patrick Colo.

Le centre médical Alfred-Leune est doté de 210 lits en pneumologie, cardiologie et en hébergement pour personnes âgées dépendantes, ainsi que de 5 places d’hôpital de jour, de court séjour de pneumologie. Le pôle cardiologie comprend 45 lits de réadaptation et 28 lits de soins de suite. Au total, 300 salariés y travaillent.

Plateau technique unique dans le Limousin
L’établissement a été retenu par l’agence régionale d’hospitalisation (ARH) pour mieux couvrir les besoins régionaux en cardiologie. Sa démarche qualité a été aussi reconnue par la Haute Autorité de santé (HAS). Unique dans la région, le plateau technique de réadaptation cardio-vasculaire est composé de trois salles distinctes : une salle pour l’épreuve d’effort, une autre réservée au réentraînement, ainsi qu’une salle de kinésithérapie et de gymnastique. L’équipement des locaux et les conditions de sécurité répondent aux recommandations de la Société française de cardiologie.

"Notre but est de remettre les malades dans la vraie vie !", indique le Dr Jean-Paul Reynaud, cardiologue. En début et fin de séjour, tous les patients suivent une évaluation de leur tolérance à l’effort sous la surveillance de médecins et d’infirmiers. Ce vendredi, Alain, victime d’un infarctus, passe son dernier jour au centre. Ce maçon, âgé de 56 ans, pédale avec vigueur sur une bicyclette ergo­métrique face à un écran d’ordinateur. Ce dispositif permet de mesurer la fréquence cardiaque, la tension artérielle et d’éventuelles anomalies. "Je me sens maintenant beaucoup plus fort et sûr de moi, confie-t-il. Sans mon séjour au centre, je n’aurais jamais pu faire seul tant d’efforts physiques."

Séance de 25 minutes en salle de rééducation

Le réapprentissage de l’endurance est partie intégrante de la prise en charge. Chaque patient suit une séance quo­tidienne de 25 minutes en salle de rééducation, soit sur un vélo ergométrique, soit en marchant sur un tapis roulant. Pendant ce temps, une équipe de soignants contrôle là aussi le rythme cardiaque et la tension artérielle. "L’objectif de ces exercices physiques est de renforcer son tonus musculaire afin de faire travailler son coeur", explique Jean-François Courty, infirmier.

Au centre Alfred-Leune, 52% des patients en réadaptation cardiaque souffrent d’anxiété et 28% de dépression. Face à cette situation, l’établis­sement propose un accompagnement psychologique. Les patients peuvent également suivre deux consultations individuelles par semaine avec une psychologue. Egalement accessible : une consultation d’aide au sevrage tabagique et un programme d’aide à la nutrition. Au moins une fois par semaine, un groupe de six personnes peut participer à un atelier de cuisine animé par des diététiciennes. Au final, à la rentrée prochaine, tous les malades disposeront d’une balnéothérapie. Un nouvel atout pour continuer à faire de ce centre médical un modèle...

Christophe de La Mure

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)