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Maisons de retraite : Agnès Buzyn débloque 50 millions d’euros

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé le 25 janvier 2018 le déblocage de 50 millions d'euros pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et la nomination d'un médiateur.

"Il faut arrêter l'Ehpad bashing ! La majorité des établissements et des personnels font un super travail et offrent un très bon service", plaide la ministre de la Santé, dans un entretien en ligne sur le site Internet du Parisien. "Mon engagement, c'est qu'aucun établissement ne soit pénalisé", et que la réforme du financement "se passe en douceur", ajoute-t-elle, alors qu'un appel à la grève nationale des personnels des maisons de retraite médicalisées a été lancé par l'ensemble des syndicats, mardi prochain, pour protester contre le manque de personnel et de moyens financiers.

Agnès Buzyn rappelle que "la réforme s'étalera sur sept années et que la très grande majorité des établissements auront davantage de moyens une fois qu'elle sera totalement mise en œuvre".

"Les moyens alloués aux Ehpad sont passés en dix ans de 5 à 10 milliards d'euros par an", précise la ministre. La réforme de la tarification, qui s'applique dès 2018, "favorise les établissements accueillant les personnes les plus difficiles : dépendance, pathologies multiples", affirme-t-elle dans Le Parisien. Soixante-douze millions d'euros étaient déjà prévus par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour accompagner la réforme en 2018, plus 10 millions pour recruter des infirmières de nuit, rappelle la ministre. "Pour ces Ehpad en difficulté, Mme Buzyn avait déjà annoncé dans la matinée sur RTL le déblocage de 50 millions d’euros", indiquent Le Monde et Le Figaro. Ils permettront notamment aux agences régionales de santé (ARS) de financer "au cas par cas des emplois, des équipements, des formations", précise-t-elle dans Le Parisien.

Enfin, Agnès Buzyn annonce la nomination d'un inspecteur des Affaires sociales "comme médiateur pour objectiver les effets de la réforme" et faire "remonter au ministère, via les ARS, tous les cas signalés par les fédérations professionnelles". En visite ce vendredi matin à l'Hôpital gérontologique de Chevreuse (Yvelines), elle devrait aussi insister sur la nécessaire réorganisation de certains établissements, croit savoir Le Figaro. Par ailleurs, souligne ce quotidien, "un groupe de travail national avec les branches professionnelles, a été lancé à l'automne". Il doit faire des propositions pour améliorer l’attractivité professionnelle de ce secteur.

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John SUTTON

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