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Lutte contre les pesticides : Stéphane Le Foll présente un nouveau plan

"Après l'échec cuisant du premier plan Ecophyto, le ministre de l'Agri­culture reprend la lutte contre les pesticides", annonce Libération (pages 16 et 17), qui publie ce matin une interview de Stéphane Le Foll.

Issu du Grenelle de l'environnement de 2008, ce premier plan visait "si possible" à réduire de moitié le recours aux pesticides d'ici à 2018, rappelle le quotidien.

Or, c'est le contraire qui s'est produit : en 2013, le recours aux pesticides a même augmenté de 9,2%, et la France reste "le troisième consommateur mondial de ces produits, bien que leur impact sur la santé humaine, la biodiversité ou la qualité de l'eau et de l'air ne soit plus à démontrer".

Interrogé par Libération, le ministre explique que "si le premier plan n'a pas marché, c'est qu'on a fixé un objectif trop ambitieux sans se donner les moyens de changer de modèle de production". Le nouveau programme vise, lui aussi, à réduire de 50% la consommation des produits phytosanitaires : ce sera pour 2025, "avec un palier intermédiaire de 25% en 2020".

L'action à mener est de vaste ampleur, note Stéphane Le Foll. En effet, "la France consomme beaucoup de pesticides parce qu'elle a beaucoup de surface agricole, viticole et arboricole : on cumule donc un volume plus important que les autres pays européens".
Pour inverser la tendance, le ministre annonce "un dispositif expérimental de certificats d'économie de produits phytosanitaires [CEPP], avec une obligation pour les distributeurs de ces produits de baisser de 20% le nombre de doses utilisées sur cinq ans".

Ces derniers seront de surcroît invités "à vendre plus de services", déclare le ministre de l'Agriculture. En d'autres termes, ils devront "apprendre aux agriculteurs à utiliser la juste quantité ou des techniques alternatives".

Pour évaluer les progrès, "on se basera sur les Nodu, l'indicateur de référence utilisé pour évaluer le nombre de doses de pesticides utilisées en agriculture. Si un distributeur n'atteint pas son objectif de 20% en cinq ans, une pénalité de 11 euros par Nodu non économisé lui sera appliquée, soit l'équivalent de sa marge nette", prévient Stéphane Le Foll.

Reste à savoir si les syndicats du monde agricole accepteront de s'engager dans ce sens. Selon Stéphane Le Foll, ces derniers "doivent comprendre que les phytosanitaires sont comme une bombe à retardement. Si on ne fait rien, le jour où il y aura un problème, il faudra introduire des normes draconiennes d'un coup".

A lire aussi – Bonne santé pour l'assurance-vie

La Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) a présenté hier le bilan du secteur pour 2014. Une année "honorable" selon les termes de son président, Bernard Spitz, qui a souligné la progression de 6% des cotisations sur un an, à 199 milliards d'euros. Cette bonne nouvelle, rapportent Les Echos (page 31), est "attribuable aux assurances des personnes (assurances-vie et santé) alors même que les sorties de capitaux (prestations versées, sinistres, rachats) ont stagné, à 159 milliards d'euros".

L'embellie est notamment significative du côté de l'assurance-vie, indique le quotidien. En 2014, elle a en effet collecté 21 milliards d'euros nets (dépôts moins retraits), soit presque le double qu'en 2013.

"Les années de vaches maigres (2011 et surtout 2012) appartiennent bien au passé", observent Les Echos, même si l'on n'atteint pas les résultats de 2009 et 2010, où 50 milliards avaient été récoltés. Au total, note le quotidien, "l'encours vie progresse nettement (+ 4% sur un an), à 1.515 milliards d'euros, et constitue près de 75% des actifs gérés par les assureurs".

Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)