Loi Travail : journée de mobilisation

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, l'a promis la semaine dernière : la 9e journée de mobilisation de ce mardi 14 juin 2016, à Paris, contre la loi travail, sera "énorme". Réunis en intersyndicale, la CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl organisent en effet aujourd'hui une manifestation nationale unique dans les rues de la capitale, pour s'opposer encore une fois au texte de Myriam El Khomri, dont l'examen a débuté hier au Sénat.

Depuis la mi-février, après des mobilisations, "des blocages et grèves touchant des secteurs clés comme les raffineries, la SNCF ou les déchets, les opposants n'entendent pas rendre les armes, ni changer leur mot d'ordre", expliquent Les Echos. A savoir : le retrait d'un texte jugé trop favorable aux entreprises et facteur de "régression sociale" pour les salariés.

Le retrait ou tout au moins la discussion avec le gouvernement, précise Le Parisien/Aujourd'hui, car en coulisses "des échanges constructifs" avec la ministre du Travail seraient en cours, assure Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO.

Pour Le Figaro, cette "démonstration de force en plein Euro de foot", fait figure de "baroud d'honneur avant les vacances et l'essoufflement attendu du conflit", tandis que Le Monde la voit plutôt comme "un second souffle".

S'ils ne sont pas entendus, les syndicats ont d'ores et déjà programmé deux autres journées d'action, les 23 et 28 juin 2016, indique Libération.

"On ne lâchera pas", prévient Jean-Claude Mailly dans Le Monde, qui annonce par ailleurs que Philippe Martinez doit être reçu vendredi 17 juin 2016 pour la première fois depuis le début du conflit par Myriam El Khomri. Le gouvernement semble toutefois rester tout aussi rigide puisqu'il n'envisage ni retrait, "ni détricotage", rapportent Les Echos.

"Je ne crains rien, a assuré le 13 juin 2016, le Premier ministre, j'écoute bien sûr, le dialogue avec les partenaires sociaux est permanent." Mais en ce qui concerne l'article 2, le plus contesté du texte, qui fait primer l'accord d'entreprise sur la branche, Manuel Valls prévient qu'il "ne sera pas changé". Le bras de fer se poursuit.

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Frédéric Lavignette

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