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Loi Santé : Marisol Touraine engage de nouvelles concertations

"J'entends l'inquiétude des médecins de ville. Et s'il faut ajuster, préciser, améliorer les aspects de cette loi, je le ferai. Je vais rencontrer à nouveau l'ensemble des acteurs concernés d'ici à la mi-décembre et poursuivre la concertation déjà engagée", déclare la ministre de la Santé, dans un entretien au Figaro-économie (page 22).

Dans cet entretien, Marisol Touraine réaffirme l'importance du tiers payant généralisé, une des mesures phare du projet de loi de santé. Il s'agit d'une "avancée essentielle, qui recueille l'assentiment d'une grande majorité de Français". "J'introduirai dans la loi des garanties aux médecins sur le tiers payant", assure la ministre, qui précise que "les coûts de gestion seront totalement maîtrisés (…) et les délais de paiement des médecins par l'assurance maladie n'excéderont pas quelques jours".

Alors que les praticiens réclament une meilleure rémunération, remarque Le Figaro-économie, Marisol Touraine considère que "si l'on tient compte de la mise en place du forfait de 5 euros pour le suivi des patients de plus de 80 ans, de la rémunération du travail en équipe ou encore de celle sur objectif de santé publique, nous arrivons à une rémunération des médecins généralistes, ramenée à une consultation, de 31,40 euros, contre 28,70 euros lorsque je suis arrivée aux responsabilités. Cette donc nettement plus que les 25 euros de consultation réclamés".

Plus globalement, la ministre de la Santé reste convaincue que "l'avenir du système de santé passe par la collaboration entre professionnels de santé. Regardez le succès des maisons de santé !". Alors que les négociations avec les professionnels de santé viennent d'échouer, relève Le Figaro, Marisol Touraine va "demander à l'assurance maladie de saisir un arbitre qui sera chargé, d'ici au début 2015, de proposer un règlement arbitral pour pérenniser la rémunération du travail en équipe des infirmiers, des généralistes, des spécialistes et des autres professionnels de santé".

Les cliniques se mobilisent contre l'interdiction des dépassements d'honoraires ? "Je suis prête à voir avec elles ce qu'elles peuvent proposer pour favoriser l'accessibilité financière de leurs établissements", répond Marisol Touraine.

A lire aussi – Les associations déçues par le plan Alzheimer

Le gouvernement a présenté hier un plan (2014-2019) sur la maladie d'Alzheimer et autres maladies neurodégénératives (Parkinson, sclérose en plaques). Ce plan poursuit trois objectifs : améliorer le diagnostic, "assurer la qualité de vie des malades et de leurs aidants" et "développer et coordonner la recherche". "Au total, 96 mesures sont annoncées, mais elles forment surtout un catalogue de bonnes intentions assez générales", estime La Croix (page 5).

Un plan dont le financement n'est "pas à la hauteur de ses ambitions", regrettent les associations. "Nous avons obtenu seulement deux chiffres, précise, dans L'Humanité (page 14) Marie-Odile Desana, présidente de l'association France Alzheimer, 200 millions d'euros pour la recherche et 270 millions pour le médico-social, comparé à 1,2 milliard du plan Alzheimer 2008-2012."

Autre préoccupation des associations : le respect des "spécificités" de chaque maladie. "Rassembler des pathologies proches ne doit pas amener à les confondre", a mis en garde le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss).

John Sutton

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)