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L’inquiétante santé mentale des jeunes

Les troubles dépressifs, alimentaires ou encore les automutilations touchent de plus en plus tôt les jeunes.

Si les jeunes sont globalement en bonne santé physique, leur santé mentale a de quoi inquiéter. Comme le montre une étude du Pr Bruno Falissard, pédopsychiatre et directeur du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations, les troubles mentaux "ont pris la première place sur le podium des maladies qui impactent la santé de nos enfants", indique Le Figaro-santé (page 9).

Ils seraient ainsi "entre 10 et 15%" à connaitre des épisodes de vie douloureux, rappelle la Pre Marie-Rose Moro, cheffe de service à la maison des adolescents de Cochin (Paris). "Les troubles du comportement, les troubles anxieux, les troubles dépressifs majeurs et le syndrome d'autisme-Asperger arrivent en tête du podium", relève Le Figaro.

"Il y a 25 ans, la dépression concernait quasi-exclusivement les adolescents. Or, elle apparaît plus fréquemment chez des enfants avant l'âge de 10 ans. Il y a quelques années, pour qu'un enfant jeune fasse une dépression, il fallait une série d’événements déclenchants. Ce n'est plus le cas", explique Marie-Rose Moro.

Les troubles du comportements alimentaires sont préoccupants. Ils se traduisent, par exemple, par un surpoids ou une obésité chez les garçons liés à un repli sur soi ou une addiction aux jeux vidéos. Tout aussi inquiétant : "l'explosion des automutilations". "Sur 20 ans, cette pratique a augmenté de plus de 300% chez les jeunes", note le quotidien. Des automutilations qui se rencontrent de plus en plus chez de très jeunes filles. "Elles traduisent ainsi un état de mal-être. Elles passent à l'acte sur leur propre corps car elles ne se sentent pas suffisamment reconnues. Leur seul objectif dans la vie est d'avoir de l’argent et d'être célèbres. Ce sont des jeunes en manque de projets, d'engagements", analyse le Pr Xavier Pommerau, responsable du pôle adolescent au CHU de Bordeaux.

Plus ces pathologies sont prises précocement en charge, plus les chances de guérison sont importantes. Or, aujourd'hui, constate le Pr Maurice Corcos, chef du département de pédopsychiatrie de l'institut mutualiste Montsouris (Paris), "les patients arrivent dans nos cabinets quatre ans après l’apparition des premiers symptômes".

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Jean-Michel Molins

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)