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L’immunothérapie au secours du cancer du poumon

Grâce à un nouveau traitement alliant chimiothérapie et immunothérapie, l'évolution du cancer du poumon métastatique semble pouvoir être ralentie. Annoncée pour bientôt, sa mise sur le marché en France permettrait aux patients de doubler leur chance de survie.

Serait-ce un nouvel espoir pour les personnes atteintes d'un cancer avancé du poumon ? Les résultats d'une récente étude présentée au congrès national de cancérologie de Chicago, et relayés par The New England Journal of Medicine,  peut en tout cas le laisser croire, indique Le Parisien.

En effet, selon les essais cliniques menés par cette étude internationale inédite, l'évolution des métastases pourrait être ralentie si l'on associe au traitement chimiothérapique habituel une nouvelle option : l'immunothérapie.

Au stade avancé de la maladie, explique le quotidien, les chances de survie pour un patient traité après douze mois de chimiothérapie sont de seulement une sur deux. En revanche, grâce à la combinaison chimiothérapie-immunothérapie, le système immunitaire contre les cellules cancéreuses semble se réactiver. Au bout d'un an de ce double traitement administré par des injections, 70% des patients observés étaient encore en vie. Leur maladie ne progressait plus.

Selon le pneumologue Nicolas Girard, coordinateur de l’Institut du Thorax de Curie-Montsouris, à Paris, "cette étude fait beaucoup de bruit car de tels résultats sont révolutionnaires". Néanmoins, fait-il remarquer avec prudence, le pronostic pour ce type de cancer est toujours "extrêmement sombre". Au besoin, faut-il rappeler qu'il est un des plus meurtriers en France, puisque 31.000 personnes y succombent. Aussi, l'an prochain, ce traitement combiné pourrait-il être disponible sur le marché national.

Cela dit, observe Le Parisien, ce traitement contre le cancer du poumon détrône déjà depuis neuf mois l'habituelle chimiothérapie. Pour l'anecdote, souligne Nicolas Girard, Johnny Hallyday en a bénéficié, lui permettant ainsi "de continuer les concerts, ce qui n'aurait pas été possible sous chimio".

Visiblement, témoigne une patiente qui a testé le traitement d'immunothérapie via le médicament Keytruda®, les effets secondaires sont incomparables à ceux de la chimiothérapie seule. En trois séances, ses métastases sous le bras ont disparu, ses cheveux ne sont pas tombés et elle ne ressent aucune fatigue intense. Autre avantage, avance encore Nicolas Girard, "tous les patients qui ont un cancer du poumon métastatique pourront en bénéficier". Ce qui n'était pas le cas avec la chimiothérapie unique.

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Frédéric Lavignette

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)