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Les vignettes orange disparaissent au 1er janvier

A compter du 1er janvier, les médicaments signalés par une vignette orange sont entièrement déremboursés par la Sécu. Leur performance est jugée insuffisante pour justifier une prise en charge. Les patients disposent d'alternatives plus efficaces et validées par des experts scientifiques.

Fin du sursis. Les médicaments à vignette orange ne sont plus pris en charge par la Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2008. Ces produits ont été jugés insuffisamment performants par les experts scientifiques de la Haute Autorité de santé (HAS), chargés de les évaluer en 2006. C'est pourquoi les pouvoirs publics ont décidé de les dérembourser en deux temps : leur taux de prise en charge a été baissé à 15% avant leur déremboursement total.

Les médicaments concernés sont essentiellement des veinotoniques, des anti-diarrhéiques, comme l'Ercéfuryl® (nifuroxazide), ou des médicaments utilisés en oto-rhino-laryngologie, comme le Surbronc® (ambroxol). Pour accompagner leur déremboursement, les scientifiques de la HAS ont dressé une liste de traitements alternatifs et des changements de comportement et d'habitudes alimentaires qui remplacent avantageusement ces médicaments.

Période de transition

Au départ, la Haute Autorité de santé avait préconisé le déremboursement immédiat de ces produits. Mais le gouvernement a décidé de leur accorder un sursis jusqu'au 1er janvier 2008, en créant provisoirement une vignette orange signalant un remboursement par la Sécu de 15%. Motif invoqué : ce sursis devait permettre aux médecins et à leurs patients de passer en douceur à des traitements alternatifs.

De son côté, la Mutualité Française a invité ses mutuelles à suivre l'avis des scientifiques de la HAS en ne prenant plus en charge les médicaments à vignette orange. Les mutuelles ont notamment communiqué auprès de leurs adhérents pour leur présenter les alternatives à ces traitements.

Dans les faits, les conseils de la HAS ont bien été suivis sur le terrain. Le chiffre annuel d'affaires des veinotoniques a, par exemple, chuté de 30% en 2006, selon une étude de l'Observatoire du médicament de la Mutualité Française.

Si vous aviez l'habitude de prendre l'un de ces produits, n'hésitez pas à parler de ses alternatives avec votre médecin traitant.

Philippe Rémond

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)