Les prescriptions dans le collimateur de la Sécu

"Toutes les études montrent que l’usage des produits de santé peut être optimisé", constate la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) dans son rapport annuel destiné au ministère des Affaires sociales, indique Le Figaro-économie (page 18). "Les indications remboursables ne sont pas toujours respectées", ajoute-t-elle. Pour la Cnam, les choix thérapeutiques doivent être guidés "par le rapport coût-efficacité des traitements, au-delà de leur seule efficacité".

Les gains d’efficience doivent servir à financer l’innovation, comme les médicaments ciblés contre le cancer ou les nouveaux traitements de l’hépatite C. Dans le traitement du diabète, l’assurance maladie regrette que les médecins prescrivent trop souvent des médicaments coûteux de "troisième intention", avant même d’avoir essayé les thérapeutiques classiques, relève Le Figaro-économie.

Ainsi, le Victoza®, du laboratoire Novo Nordisk, est prescrit dans 40% des cas hors des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS). Au total, les économies générées par le respect des recommandations de la HAS pourraient s’élever à 142 millions d’euros, estime l’assurance maladie. Enfin, pas moins de 3,9 millions de tests biologiques seraient prescrits inutilement, pour un surcoût estimé à 28 millions d’euros.

John Sutton

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